Les formations en transport et logistique


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La banque de données des formations post-baccalauréat en transport et logistique

 

Cette banque de données est accessible, par le moyen d’un moteur de recherche permettant de choisir le niveau du diplôme délivré (Bac + 2, Bac + 3, etc.), le type de diplôme (BTS, DUT, diplôme homologué de niveau 1, 2 ou 3, licence professionnelle, master à orientation professionnelle, mastère spécialisé, etc.) la région et la commune où cette formation est organisée. On peut utiliser simultanément tous ces critères, ou n’utiliser que le critère du niveau du diplôme qui est le seul critère imposé. L’accès à cette banque se trouve sous la rubrique « Rechercher une formation » à l’adresse :
(http://www.afitl.com/recherche-formation/recherche_formation.php?niveau=1)
Cette banque de données est issue d’un recensement réalisé au printemps 2006, en vue de la première journée de l’enseignement supérieur organisée par l’AFITL et l’AFT. Elle a été mise à jour au printemps 2008

1. Le recensement des formations

Ce recensement a été réalisé grâce à une recherche aussi systématique que possible sur Internet, en partant des informations qu’on trouve sur le site de l’AFT-IFTIM (http://www.aft-iftim.com) et en utilisant un certain nombre de moteurs de recherche qu’on trouve sur Internet (hobsons, studyrama, lognews, logistique globale…) ou des sites institutionnels (par exemple le site de la Conférence des Grandes Ecoles)
Cette approche soulève un certain nombre de problèmes.

Le choix des formations à retenir

Le mot logistique étant à la mode, de nombreuses formations portent dans leur intitulé le mot « logistique », alors que l’examen de leur programme fait apparaître qu’en réalité elles concernent le commerce international, les achats, la grande distribution ou la gestion de la production. De même portent dans leur intitulé le mot « logistique » des formations dans lesquelles les enseignements à contenu logistique sont très secondaires et constituent au mieux une option, au pire une simple sensibilisation. Nous n’avons retenu dans ce recensement que les formations dans lesquelles le transport et la logistique constituaient l’essentiel de la formation, et écarté les formations nous paraissant relever plutôt du commerce international, de la gestion de la production…

Toutefois, la sélection a été plus sévère en 2008 qu’en 2006, et on a exclu quelques formations retenues en 2006 (une bonne dizaine) mais qui relevaient plutôt de l’ordonnancement, de la gestion de la production, de la gestion industrielle.

La qualité des informations trouvées

Les informations qu’on peut trouver sur Internet sont de qualité très diverse. On trouve sur certains sites des informations très détaillées expliquant les objectifs de la formation, présentant le programme, les volumes horaires, les noms des enseignants… Malheureusement, d’autres sites d’établissements sont plus succincts et présentent la formation qu’ils proposent sur le mode publicitaire sans donner aucune information précise sur le contenu des enseignements. A quoi s’ajoute le fait qu’il n’est pas toujours facile de trouver la ou les page(s) qui présente(nt) la formation, que les informations sont parfois anciennes voire périmées… Notons que si, en 2006, quelques établissements (surtout des lycées) ne disposaient pas d’un site Internet, en 2008 c’est tout à fait exceptionnel.

Malgré ces difficultés, le recensement en 2006 et sa mise en jour en 2008 ont été menés à leurs termes. Si l’on peut penser, compte tenu des recoupements réalisés, que s’il ne comporte pas de formations qui n’existent plus (encore que…), il est à peu près certain qu’il comporte des lacunes, car aucune procédure ne permet de garantir l’exhaustivité.

La mise à jour de ce recensement suppose la contribution de tous, et ceux qui constateraient des erreurs et des lacunes sont instamment invités d’en faire part en envoyant un message à l’AFITL et plus précisément à maurice.bernadet@let.ish-lyon.cnrs.fr

Les informations recueillies

Pour chaque formation les variables suivantes ont été renseignées :

  • Le nom de l’établissement assurant la formation
  • Eventuellement le nom de la composante de cet établissement organisant la formation
  • Eventuellement le nom d’autre établissement collaborant à la formation
  • L’intitulé général du diplôme délivré
  • Eventuellement la spécialité
  • Eventuellement une remarque additionnelle précisant que le diplôme est préparé en formation continue, en apprentissage, que l’enseignement est en anglais…)
  • Le type de diplôme (BTS, licence professionnelle, master, diplôme habilité de niveau X, etc.)
  • Le niveau de sortie du diplôme (de Bac + 2 à Bac + 6)
  • La discipline principale à laquelle on peut rattacher la formation (généralement Economie et gestion, parfois Géographie, Droit…)
  • L’adresse (ou les adresses) Internet où l’on peut trouver l’information sur cette formation
  • L’adresse postale de l’établissement, le numéro de téléphone, le numéro de fax et l’adresse de messagerie, ainsi que la région.

Lorsqu’une formation est préparée par le même établissement en des lieux différents (cas par exemple de nombreuses formations de l’AFT-IFTIM), on a considéré qu’il s’agissait de plusieurs formations.
De même lorsqu’une formation offre des options différentes relevant du champ du transport et de la logistique, on a traité chaque option ou spécialité comme constituant une formation différente.
Enfin, lorsqu’un DUT est délivré en formation normale et en année spéciale (formation en un an ouverte à des titulaires d’un bac + 2), on a considéré qu’il s’agissait de formations différentes.

2. Les enseignements de ce recensement

A / Enseignements généraux sur l’ensemble des formations recensées

La comparaison entre le recensement de 2006 et celui de 2008

Les modifications intervenues au cours de ces deux ans sont très importantes et la plupart des enregistrements ont dû être modifiés. Certes ces modifications portaient souvent sur l’adresse Internet des pages présentant la formation, ou sur le numéro de téléphone ou l’adresse mel. Mais les changements concernant les formations elles-mêmes sont fréquents.
Il y a tout d’abord des formations qui ont purement et simplement disparu, tandis que d’autres ont vu le jour. Par ailleurs des formations ont évolué : le programme a été modifié, le diplôme délivré a changé d’intitulé, de type, parfois de niveau. Dans ces conditions, il est difficile de mesurer le taux de renouvellement mais on peut estimer (sans tenir compte des adaptations des programmes) qu’il est de l’ordre de 20 % ce qui, en l’espace de deux ans, est considérable.

Le nombre des formations selon le niveau du diplôme

Recensement 2008
Recensement 2006
Bac + 2
146
133
Bac + 3
88
69
Bac + 4
24
35
Bac + 5
78
87
Bac + 6
24
21
Total
358
345

Le nombre des formations est donc très élevé, et il a sensiblement augmenté entre 2006 et 2008 - plus d’ailleurs qu’il n’apparaît dans ces chiffres puisque la sélection des formations retenues avait été moins stricte en 2006.

Il s’agit ici du nombre des formations. Or toutes les formations n’ont pas les mêmes effectifs. Toutefois la plupart d’entre elles fonctionnent sur la base d’un groupe de 20 à 30 étudiants, au maximum de 40. A cette règle il existe une exception notable : les IUT dont certains fonctionnent avec plusieurs groupes de sorte que les promotions peuvent dépasser la centaine d’étudiants.

Le contenu des formations

Il est très significatif que les poids des deux pôles transport d’une part, logistique d’autre part changent avec le niveau de la formation. Au niveau Bac + 2, les formations dont la dominante est le transport sont majoritaires ; dès le niveau Bac + 3, le transport est moins présent ; au niveau Bac + 5 et Bac + 6, les formations sont, sauf quelques exceptions, orientées logistique, avec un contenu transport modeste, voire inexistant.
On peut classer la plupart des formations comme relevant des disciplines économie et gestion. Les formations relevant de la géographie ou du droit sont peu nombreuses et se situent essentiellement au niveau Bac + 5.

La répartition géographie des formations

Alsace
7
Lanquedoc-Roussillon
17
Antilles-Guyane
3
Limousin
2
Aquitaine
11
Lorraine
16
Auvergne
6
Midi-Pyrénées
12
Basse-Normandie
9
Nord - Pas-de-Calais
30
Bourgogne
8
PACA
32
Bretagne
17
Pays-de-la-Loire
19

Centre

5
Picardie
14
Champagne-Ardenne
6
Poitou-Charentes
4
Franche-Comté
3
Réunion
2
Haute-Normandie
26
Rhône-Alpes
43
Île-de-France
68
Total
358

Cette répartition est très inégale et fait apparaître le classement suivant :

Île-de-France
Rhône-Alpes
PACA
Nord - Pas-de-Calais
Haute-Normandie

Elle dessine assez bien le poids des différentes régions dans l’activité logistique de la France

B / Les formations de niveau Bac + 2

Répartition par nature de diplôme

 
2008
2006
BTS
89
79
DUT (y.c. années spéciales)
28
28
Diplôme homologué niveau III
28
23
Autres
1
3
Total
146
133

Ce sont les formations les plus nombreuses. Leur nombre a sensiblement augmenté entre 2006 et 2008, en particulier celui des BTS Transport.

Répartition par nature des organismes de formation

 
2008
2006
CNAM
5
7
Ecoles
44
25
Lycées
32
40
Organismes d'enseignement liés à la profession
36
32
Universités
29
29
Total
146
133


On remarquera la baisse du nombre des formations (BTS) organisées par les lycées (publics ou privés), plus que compensée par celui des formations proposées par des écoles (dont certaines sont liées aux Chambres de Commerce et d’Industrie). La part des Universités (IUT) et des organismes d’enseignement liés à la profession (AFT-IFTIM et Promotrans) est à peu près constante.

Répartition par région

Alsace
4
Lanquedoc-Roussillon
8
Antilles-Guyane
3
Limousin
1
Aquitaine
4
Lorraine
4
Auvergne
2
Midi-Pyrénées
4
Basse-Normandie
6
Nord - Pas-de-Calais
11
Bourgogne
5
PACA
14
Bretagne
7
Pays-de-la-Loire
6

Centre

4
Picardie
5
Champagne-Ardenne
2
Poitou-Charentes
3
Franche-Comté
1
Réunion
2
Haute-Normandie
9
Rhône-Alpes
19
Île-de-France
22
Total
146

Les principales régions où se trouvent ces formations sont l’Île-de-France, mais suivie de près par Rhône-Alpes puis par les régions Nord - Pas-de-Calais et PACA. Cette répartition est assez peu modifiée par rapport à celle qu’on observait en 2006.

C / Les formations de niveau Bac + 3

Répartition par nature de diplôme

 
2008
2006
Bachelor
5
-
DEESTRAL
6
-
Diplôme du CNAM
11
6
Diplôme homologué niveau II (ou III)
14
11
Licence
4
-
Licence professionnelle
42
40
Autres
6
12
Total
88
69


On remarquera d’abord l’augmentation importante du nombre des formations délivrant des diplômes de niveau Bac + 3. La mise en place du système LMD produit ses effets.

Le classement par nature de diplôme réalisé en 2006 était moins précis et la comparaison des résultats des deux années en est rendue difficile. Notons cependant la stabilité apparente du nombre de licences professionnelles (mais on a supprimé plusieurs licences professionnelles, retenues en 2006, qui étaient plutôt orientées gestion de la production). Notons aussi l’apparition d’un diplôme, le DEESTRAL (Diplôme européen d’enseignement supérieur en transport et logistique) que délivrent plusieurs écoles privées rattachées à la Fédération européenne des écoles.

Répartition par nature des organismes de formation

 
2008
2006
CNAM
13
4
Ecoles
18
12
Lycées
32
40
Organismes d'enseignement liés à la profession
9
9
Universités
48
44
Total
88
69

Le CNAM s’est beaucoup plus fortement positionné en 2008 sur les diplômes de niveau Bac + 3, de même que les écoles.

Répartition par région

Alsace
1
Lanquedoc-Roussillon
7
Antilles-Guyane
0
Limousin
1
Aquitaine
2
Lorraine
5
Auvergne
2
Midi-Pyrénées
2
Basse-Normandie
2
Nord - Pas-de-Calais
8
Bourgogne
3
PACA
6
Bretagne
2
Pays-de-la-Loire
8

Centre

1
Picardie
5
Champagne-Ardenne
3
Poitou-Charentes
1
Franche-Comté
2
Réunion
0
Haute-Normandie
5
Rhône-Alpes
5
Île-de-France
17
Total
88


Le classement a un peu changé par rapport à 2006 mais il est relativement original car si l’Île-de-France est toujours en tête, le Nord - Pas-de-Calais et les Pays-de-la-Loire viennent en second, dépassant le Languedoc-Roussilon. PACA et la région Rhône-Alpes ne viennent donc respectivement qu’en 6ème et 7ème rang.

D / Les formations de niveau Bac + 4

Répartition par nature de diplôme

 
2008
2006
Diplôme du CNAM
0
7
Diplôme homologué niveau II
18
18
Ingénieur-maître
1
 6
Master 1
5
4
Total
24
35

C’est pour ce niveau de diplôme qu’on voit le plus nettement les conséquences de l’adoption du LMD : le nombre des formations à Bac + 4 chute fortement du fait de l’abandon par le CNAM de ce positionnement, et de la quasi-disparition des formations conduisant au diplôme d’ingénieur-maître délivré par les IUP.

Répartition par nature des organismes de formation

 
2008
2006
CNAM
0
7
Ecoles
8
8
Organismes d'enseignement liés à la profession
11
10
Universités
5
10
Total
24
35

Répartition par région

Les formations conduisant à un diplôme de niveau Bac + 4 sont inexistantes ou réduites à l’unité dans la plupart des régions, sauf en Île-de-France et en Rhône-Alpes (5 dans chacune de ces régions).

E / Les formations de niveau Bac + 5

Répartition par nature de diplôme

 
2008
2006
Diplôme d'école
3
9
Diplôme d'ingénieur
4
5
Diplôme d'université
4
 5
Diplôme homologué de niveau I
3
6
Master 2 (orientation professionnelle)
49
50
Master 2 (orientation recherche)
4
6
Master of Arts ou of Science, MBA
11
6
Total
78
87

Les changements sont relativement importants. Le nombre des formations a baissé de près d’une dizaine (mais là aussi, nous avons supprimé quelques-unes des formations retenues en 2006 plutôt orientées Gestion de la production). On notera la baisse du nombre, déjà faible, des formations de master orienté recherche, et la diminution du nombre des diplômes qui, en 2006, étaient délivrés sans autre mention par des écoles et qui aujourd’hui portent le nom de Master of Science ou MBA.

La domination des Universités sur ce créneau est évidente, et renforcée par le fait que lorsque des organismes d’enseignement liés à la profession sont présents (idem pour quelques écoles), c’est souvent en collaboration avec une université. Quant aux écoles, il s’agit presque toujours d’écoles liées à des Chambres de Commerce et d’Industrie.

Répartition par région

Les formations à Bac + 5 sont présentes dans une quinzaine de régions, mais principalement en

Île-de-France (16 formations)
Rhône-Alpes (13)
PACA (11)
Haute-Normandie (9)
Nord - Pas-de-Calais (7)
Bretagne (6)

F / Les formations de niveau Bac + 6

Elles sont au nombre de 24 (21 en 2006) et sont toutes des mastères spécialisés délivrés par des Grandes Ecoles, principalement en région parisienne (8 formations), en Haute-Normandie, Lorraine et Midi-Pyrénées (3 chacune). A trois exceptions près, elles sont orientées Logistique.

Conclusion générale

Il nous semble que nous pouvons reprendre presque intégralement les conclusions que nous avions tirées de l’analyse du recensement de 2006 qui étaient les suivantes :

1. Le nombre des formations a considérablement augmenté au cours des 15 ou 20 dernières années. L’augmentation a notamment touché :

  • les DUT dans les années 90
  • les Bac + 5 depuis une dizaine d’années
  • les Bac + 3 (licences professionnelles) depuis 5 ans

Ce nombre est certainement supérieur à celui des enseignants spécialistes et compétents dans les domaines visés !
La gestion des capacités est rendue de plus en plus difficile car les candidats postulent simultanément à plusieurs formations avant de choisir l’une d’entre elles et de laisser des places vides.

2. Il s’agit (sauf les quelques exceptions de master recherche) de formations «professionnalisantes». Mais

  • la situation sur le marché de l’emploi
  • le système LMD
  • la conviction que la prolongation des études améliorera l’insertion sur le marché du travail

poussent les étudiants à poursuivre de plus en plus leurs études.
Ils enchaînent donc un IUT, une licence professionnelle, une formation à bac + 4 et se portent candidats à un master… et il est très difficile de les convaincre de prendre un emploi et de revenir en formation quelques années plus tard, au titre de la formation continue.

3. Le «paysage» des formations est très opaque, avec

  • la multiplication des natures de diplômes (notamment à Bac + 5),
  • leurs intitulés souvent peu explicites voire trompeurs (mise en avant systématique du mot logistique ou mieux de la «supply chain»),
  • la pauvreté (et souvent le caractère essentiellement «publicitaire» des informations données…)

On se demande comment les étudiants (et les employeurs…) peuvent faire un choix raisonné.

4. Au fur et à mesure qu’on considère des formations de niveau plus élevé, la part des formations à dominante «logistique» augmente, au détriment des formations à dominante «transport».
D’une façon qui peut paraître étonnante, on peut trouver des formations «logistique» dans lesquelles il n’y a pas le moindre enseignement portant sur le transport…

5. Au fur et à mesure que le niveau des formations s’élève, les formations se concentrent de plus en plus dans quelques régions, au premier rang desquelles la région parisienne.

On remarquera cependant que depuis 2006, une certaine rationalisation est intervenue, les parcours proposés reflétant davantage l’organisation du LMD, et la variété des diplômes (notamment à Bac + 5) étant plus limitée…

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