Assemblée des chefs de
département
Gestion Logistique et Transport
Troisième enquête nationale sur les diplômés de la spécialité GLT
Départements GLT
Aix-en-Provence - Alençon
- Bordeaux
Chalon-sur-Saône - Chartres - Creil -Evry
Issoudun
- Le Havre - Lille - Lumière
Montluçon - Mulhouse - Perpignan - Quimper
Reims - Saint-Nazaire - Sarreguemines
Tremblay-en-France - Vesoul
Coordonnateurs
Michel LE NIR IUT LUMIERE - Université Lyon 2
Christophe BECKERICH - IUT Léonard de VINCI Université de Reims Champagne-Ardenne
Pierre GUILLEMARD - IUT de MULHOUSE - Université de Haute-Alsace
Mai 2001
Le diplôme GLT a presque de trente ans ! A lorigine ce diplôme visait à répondre aux besoins exprimés par les entreprises de transport qui recherchaient notamment de futurs exploitants transport. Néanmoins, les responsables à linitiative de cette spécialité ont évité le piège dune spécialisation trop poussée en prenant en compte les autres débouchés possibles : ferroviaire, aérien, maritime, transport de voyageurs, commission de transport, logistique, etc. Les besoins en logistique fortement orientés initialement vers les activités dentreposage se sont par la suite fortement développés et diversifiés. Lessor considérable de linformatique et la place accordée aux aspects de qualité ont également contribué à faire évoluer les métiers, voire ont contribué à lémergence de nouveaux métiers.
Près de trois décennies plus tard, le diplôme GLT bénéficie dune bonne image auprès des responsables dentreprises. Le contenu du diplôme a été progressivement aménagé en tentant de trouver un juste équilibre entre les exigences dune maquette nationale relative à lensemble des DUT tertiaires et lévolution de lenvironnement professionnel du transport et de la logistique. La spécialité compte aujourdhui vingt-et-un départements en activité dont loffre de formation sest considérablement élargie (formation continue, année spéciale, alternance, licence professionnelle, etc.)
A linitiative de lassemblée des chefs de départements GLT lannée 1999-2000 a été loccasion de réaliser une troisième enquête nationale. Cette enquête adressée aux diplômés sortis entre 1989 et 1998 a permis de recueillir près de 2400 questionnaires. Ces questionnaires visaient à décrire de manière très précise la situation des anciens étudiants de la spécialité : conditions de linsertion à la sortie du DUT, emploi occupé au moment de lenquête, proportion de diplômés ayant connu une situation de chômage, proportion de diplômés ayant choisi de différer leur insertion professionnelle, etc.
Lannée 2000-2001 a permis de traiter les informations recueillies. Le document qui suit propose une synthèse des principaux résultats obtenus.
- Les conditions de la première embauche se sont en partie fragilisées : baisse du nombre de CDI, stagnation des salaires et hausse de la proportion de diplômés ayant un statut demployé. Le premier emploi présente donc les caractéristiques dun stage amélioré qui constitue plus que jamais pour les entreprises une période dessai pour de futurs collaborateurs. Ces résultats, fortement soumis à la conjoncture économique des années 90, ne sont pas propres à la spécialité. En outre, ils ne prennent pas en compte lembellie observée à la fin de la décennie.
- Létude de lemploi occupé au moment de lenquête révèle une amélioration très nette des situations, aussi bien en matière de statut, de salaire ou de nature du contrat. Il révèle en outre la très grande diversité des métiers offerts aux titulaires dun DUT GLT. Ceux-ci peuvent évoluer dans des secteurs dactivité variés (transport, industrie, grande distribution, etc.), prendre des fonctions diversifiées (exploitation ou production, administrative, commerciale ou marketing, études et recherches, etc.) ou occuper de nombreux postes de travail (exploitant transport, affréteur, logisticien, agent de transit, assistant SAV, assistant marketing, agent descale, commercial transport, agent qualité, etc.).
- En matière de poursuite détudes, le diplôme GLT se distingue dautres spécialités tertiaires dIUT par une propension plus modeste à retarder lentrée dans la vie active, confirmant limportance des débouchés offerts à lissue de la formation et la bonne adéquation de la formation aux métiers des secteurs concernés. Ces poursuites détudes sont très variées et se concluent généralement par lobtention du diplôme préparé. Il reste à démontrer lavantage relatif de ces poursuites détudes par rapport à une insertion immédiate. Si les différences significatives sont évidentes entre bac+2 et bac+5, les résultats obtenus pour les autres niveaux de sortie appellent à une plus grande prudence. Seules des enquêtes longitudinales intégrant un suivi dau moins deux à trois ans à lissue des études permettrait une comparaison susceptible dévaluer les apports éventuels dune poursuite détudes.
- Parmi les autres enseignements de cette enquête, on notera la faible mobilité des diplômés, en particulier lors de la première insertion. Cette faible mobilité déjà constatée au moment du recrutement est sans doute confortée par les conditions plus délicates de la première embauche. En revanche, la mobilité peut constituer un atout important pour certains jeunes et constituer un avantage en matière dévolution de carrière.
Le DUT GLT offre donc aux jeunes diplômés une très large palette de métiers. Il favorise des trajectoires professionnelles variées et place souvent les jeunes à des degrés de responsabilité importants. Cette diversité permet lépanouissement de jeunes aux profils très divers. On peut donc regretter que cette spécialité, comme beaucoup dautres formations en transport et logistique, rencontre autant de difficultés à recruter. Les besoins des entreprises, notamment en matière de techniciens supérieurs sont considérables et beaucoup de départements reçoivent quotidiennement des offres demploi auxquels ils ne peuvent répondre. Nombreux sont pourtant les anciens qui se disent satisfaits des conditions dexercices de leur métier.
Michel LE NIR
Président de lAssemblée des chefs de département
Gestion Logistique et Transport
Le
DUT GLT, formation courte professionnalisante |
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| Cest en
1973 quune nouvelle spécialité de DUT, intitulée
Transport Logistique, voit le jour. Elle
visait en particulier à répondre aux besoins exprimés
par les entreprises de transport en matière
dexploitation. Au début des années 90 une réflexion est conduite au plan national afin de parvenir à une meilleure adéquation entre la formation et les besoins des professionnels. Le programme pédagogique national connaît alors des transformations significatives qui seront définitivement adoptées au cours de lété 1998, en même temps que le nouvel intitulé Gestion Logistique et Transport (GLT). La spécialité compte aujourdhui vingt et un départements en activité. Cinq disposent de groupes de formation continue, quatre forment des étudiants en apprentissage et sept ont ouvert une année spéciale. |
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Les deux premiers
départements sont créés à Aix-en-Provence et
Villetaneuse. Ils sont rejoints lannée suivante
par Lille, puis trois ans plus tard par Quimper. Il
faudra néanmoins attendre 1985 pour assister à
louverture dun nouveau département au Havre.
Cinq nouveaux départements seront finalement créés
dans la seconde moitié des années 80. Mais cest
au début des années 90 que le phénomène
samplifiera. Profitant de limpulsion donnée
par le plan "Université 2000", neuf nouveaux
départements seront ouverts entre 1991 et 1994. Depuis,
trois départements sont venus compléter la
spécialité. Cette évolution des ouvertures sest traduite par une progression du nombre de diplômés. Modérée entre 1975 et 1990, cette croissance sest accélérée à partir de 1991. Aujourdhui, plus d'un millier détudiants deviennent chaque année titulaires du DUT GLT. |
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| Le DUT GLT est
un diplôme de niveau III qui forme en deux ans des
techniciens supérieurs de la logistique et du transport.
1620 heures de cours sont proposées sur deux ans, auxquelles sajoutent 300 heures de projets tuteurés. Les disciplines sont regroupées en unités denseignement (trois unités denseignement par année) généralistes ou spécialisées. Celles-ci se composent de cinq matières en première année et de huit matières en seconde année. Aux deux unités denseignement de deuxième année (lune généraliste, lautre spécialisée) sajoute une unité denseignement qui valide lensemble des activités à caractère professionnel (stages et projets tuteurés) auxquelles les étudiants prennent part au cours des deux années de formation. |
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La variété des
disciplines proposées prépare les étudiants à des
métiers relevant de fonctions assez diversifiées :
gestion dentrepôts et gestion de stocks,
exploitation des transports et commercialisation de
services logistiques pour le compte de transporteurs ou
prestataires logistiques, gestion du transport et de la
logistique dans des entreprises industrielles et
commerciales, etc. La professionnalisation de la formation peut prendre plusieurs formes : la réalisation de stages de première année et de deuxième année, la participation à des projets tuteurés, lorganisation de jeux dentreprise, le recours à des logiciels de simulation et lintervention de nombreux professionnels sous forme de conférences ou de cours. Le programme pédagogique national prévoit que 25 % des enseignements soient confiés à des professionnels. |
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Une
enquête de suivi auprès des diplômés 1989-1998 |
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| Trois
enquêtes nationales ont été réalisées à
linitiative de lAssemblée des chefs de
départements Gestion Logistique et Transport depuis la
création du diplôme. Ces enquêtes sont destinées à
connaître précisément les parcours privilégiés par
les diplômés à lissue de la formation. Huit
départements avaient été associés à la première
enquête (94-95), seize à la seconde (96-97). La troisième enquête nationale, réalisée entre la fin de lannée 1999 et le début de lannée 2000, a mobilisé vingt des vingt et un départements en activité. Si la seconde enquête sétait intéressée aux diplômés sortis entre 1975 et 1995, cette troisième enquête sest limitée aux diplômés sortis entre 1989 et 1998. Plus de 7000 diplômés ont reçu un questionnaire adressé par voie postale avec relance téléphonique éventuelle. |
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Le
questionnaire comprenait une centaine de questions
réparties en sept rubriques principales. Une série de
filtres permettait de limiter le temps
dadministration des questionnaires tout en
garantissant le maintien dun repérage précis des
différentes situations. Le recueil des informations et leur saisie ont été effectués au niveau local pour chaque département. Les étudiants ont été associés à cette opération dans le cadre dun projet tuteuré commun à tous les départements. Les étudiants ont été chargés dexploiter les résultats au plan local. Les fichiers ont ensuite été transmis au département GLT de lIUT Lumière (Lyon) pour une exploitation commune de lensemble des données. Certaines variables ont fait lobjet de contrôle afin de sassurer de la représentativité des diplômés qui ont accepté de répondre à lenquête. |
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| Compte tenu du
nombre de départements engagés dans lopération,
du nombre de diplômés directement concernés par
lenquête et de limportance du questionnaire,
on peut considérer que le taux de retour est tout à
fait satisfaisant. Celui-ci est légèrement inférieur
aux deux éditions précédentes mais se traduit par la
compilation de données en plus grand nombre. Un diplômé sur trois a, en effet, accepté de répondre à cette enquête. Près de 2400 questionnaires ont ainsi été recueillis. Très peu se sont finalement révélés inexploitables. La qualité du taux de retour a permis de mener des analyses relativement fines quel que soit le parcours privilégié par les diplômés à lissue du DUT : insertion immédiate, poursuite détudes, reprise détudes, recherche demploi, etc.. |
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Afin de contrôler la qualité des données recueillies, un questionnaire avait été adressé aux secrétariats des départements GLT en amont de lenquête. Chaque département devait fournir aux coordonnateurs nationaux le nombre annuel de diplômés entre 1989 et 1998 en distinguant les titulaires du DUT selon le sexe, le type de baccalauréat (généraliste, technologique, professionnel ou autre), le statut initial (lycéen, étudiant ou autre), le nombre dannées nécessaires à lobtention du DUT, la nature du DUT (formation initiale, formation par alternance, formation continue et année spéciale), ainsi quune estimation du taux de poursuite détudes à la sortie. Lorsque les informations étaient disponibles une confrontation avec les données de lenquête a été menée. Elle a dans lensemble conduit à des résultats satisfaisants. | ||
Une
évolution progressive du profil des diplômés GLT |
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| Sur la période
denquête les diplômés ayant effectué leur DUT
en formation initiale classique restent très largement
majoritaires. Le développement de groupes spécifiques
de formation continue, dalternance ou
dannées spéciales est relativement récent dans
cette spécialité. Si en 1989, 97 % des diplômés avaient obtenu leur DUT en formation initiale classique, leur poids est inférieur à 84 % en 1998. A cette date, la formation continue et lalternance représentent chacune 7 % des diplômés, tandis que les années spéciales dépassent à peine 2 % des diplômés. Ce phénomène devrait encore saccentuer dans les années à venir en raison des projets de certains départements en particulier en année spéciale et en alternance. |
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Si à
lorigine le diplôme était ouvert aux femmes, les
principaux débouchés qui leur étaient promis
concernaient le transport aérien de voyageurs. La
proportion de diplômées dans la seconde moitié des
années 70 se trouvait inférieure à 10 %. La seconde enquête nationale avait permis de souligner la progression significative des femmes parmi les diplômés GLT entre 1975 et 1995. Leur proportion restait néanmoins inférieure à 30 % à la fin des années 80. Mais le mouvement sest poursuivi jusquau milieu des années 90 pour atteindre une proportion supérieure à 45 %. Depuis le milieu des années 90, en revanche, la proportion de femmes parmi les diplômés à tendance à se tasser. Cette observation est confirmée par les chiffres relatifs au recrutement des nouvelles promotions. |
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| Les titulaires de
baccalauréats généralistes restent très largement
majoritaires. Ils constituent plus de 70 % des
diplômés GLT sortis entre 1989 et 1998. Parmi les
titulaires de baccalauréats généralistes, ce sont les
titulaires de baccalauréats économiques ES (ou B) qui
apparaissent les plus nombreux. Ils représentent
63 % des bacheliers généralistes contre 28 %
pour les bacheliers scientifiques et 9 % pour les
bacheliers littéraires. La seconde enquête nationale avait souligné la progression des titulaires dun baccalauréat technologique. Le mouvement semble marquer le pas. Leur proportion demeure néanmoins supérieure à 20 % sur la période détude. Il sagit presque exclusivement de bacheliers STT (ou G), plus rarement de STI (ou F). Enfin les bacheliers professionnels restent marginaux. |
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Les trois quarts des diplômés GLT étaient lycéens avant leur entrée à lIUT. Leur poids a progressé jusquau milieu de la décennie, représentant jusquà 77 % des diplômés, pour revenir progressivement à sa situation initiale sur la fin de la période étudiée. Un diplômé sur cinq avait déjà connu une expérience détudes supérieures avant dentrer à lIUT. Le poids des anciens étudiants parmi les diplômés reste toutefois inférieur à 25 % tout au long de la période denquête. Le dernier type de statut représenté sur le graphique ci-contre agrège des situations très diverses : salariés, demandeurs demploi, appelés du contingent, inactifs, etc. Il représente moins de 5 % des lauréats du DUT GLT sortis entre 1989 et 1998. Certains dentre eux ont eu leur diplôme par le biais de la formation continue. | ||
Des
diplômés aux projets personnels variés |
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| La première rubrique du
questionnaire national comportait une question sur la
situation des diplômés à la sortie du DUT. Le
diagramme ci-contre indique quun peu moins
dun tiers des diplômés se trouvent en situation
de travail, tandis que 13 % recherchent un emploi. Les poursuites détudes représentent un peu plus de 40 % des diplômés à la sortie immédiate de lIUT. A lissue du service national certains diplômés privilégieront également la poursuite détudes et viendront sajouter aux 41 % déclarés. Le service national concerne 15 % des nouveaux diplômés sur la période. En raison de la suppression du service national obligatoire, cette proportion est amenée à disparaître dans les prochaines années. |
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Nous avions souhaité connaître la proportion de diplômés cumulant une situation de travail avec une situation détudes. Plusieurs situations peuvent être distinguées. Certains diplômés exercent un métier et parallèlement suivent des cours le soir ou le week-end. Dautres diplômés poursuivent leurs études mais effectuent cette nouvelle formation dans le cadre dun contrat dalternance. Celui-ci peut donner lieu à la signature dun contrat dapprentissage ou dun contrat de qualification. De plus en plus de formations du supérieur offrent de telles possibilités. La correction apportée par cette nouvelle lecture est illustrée par le diagramme ci-contre. Il apparaît que près de 10 % de diplômés sont dans une situation leur permettant à la fois de préparer un nouveau diplôme et de travailler. | ||
| Lobservation des différentes situations déclarées par les diplômés selon lannée dobtention du diplôme permet dobserver que 25 à 30 % des diplômés sont employés dès la sortie de lIUT. Leur proportion sest réduite jusquau milieu de la décennie pour progresser à nouveau par la suite. Les poursuites détudes ont suivi le mouvement inverse. Elles se sont fortement développées au cours des six premières années pour enregistrer un fléchissement assez marqué par la suite. La reprise économique perceptible sur la fin de période nest sans doute pas étrangère à ces évolutions, même si la proportion de diplômés déclarés en recherche demploi à lissue de la formation ne se réduit pas sur la fin de période. Enfin, la proportion de diplômés effectuant leur service national après lIUT diminue. |
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La quasi
totalité des diplômés sortis avant 1995 et qui
navaient pas privilégié une insertion
professionnelle immédiate ont terminé leur poursuite
détudes. Le poids des situations de travail et
détudes est particulièrement important sur les
deux dernières années. Il sexplique en partie par
la généralisation des formations proposées en
alternance. Si le nombre de diplômés GLT formé en
alternance reste pour le moment modeste, le poids de
lalternance dans les poursuites détudes est
beaucoup plus significatif. Les situations de recherche demploi concernent principalement les diplômés les plus récents. Cette situation tend à disparaître avec le temps, traduisant certaines facilités en matière dinsertion et labsence de chômage durable pour les diplômés de la spécialité. |
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Une
insertion professionnelle rapide |
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| Linsertion des
diplômés GLT est rapide. Près de 65 % des
diplômés désirant sinsérer professionnellement
à la sortie immédiate de lIUT ont trouvé un
emploi en moins de trois mois et plus de 80 % des
diplômés sinsèrent après un délai de recherche
inférieur à six mois. Si lon sintéresse aux diplômés ayant trouvé leur premier emploi en moins de trois mois, la rapidité dinsertion est encore plus frappante. Plus de la moitié de ces diplômés obtiennent, en effet, leur premier emploi en moins dun mois. Ces résultats indiquent la facilité pour les diplômés du DUT GLT à trouver un emploi immédiatement après lobtention de leur diplôme. Ils confirment que le diplôme correspond à des besoins relativement bien identifiés. |
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Le rôle de
lIUT dans lobtention du premier emploi est
important. Un tiers des diplômés accède à leur
premier emploi par lintermédiaire de stages
effectués lors de leur scolarité à lIUT,
doffres demplois reçues par lIUT ou de
relations tissées avec des professionnels participant
aux enseignements à lIUT (7 %). Ce rôle est
resté prépondérant tout au long de la période. Les autres moyens dobtention du premier emploi ont connu sur la période denquête des évolutions variées. Si le poids des relations personnelles fluctue dune année sur lautre, le rôle des petites annonces et des candidatures spontanées sest progressivement réduit. A linverse on constate que les missions dintérim et les offres demploi émanant de lANPE constituent un vecteur croissant dobtention du premier emploi. |
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| Si en 1989, les
entreprises de transport employaient 50 % des
diplômés, cette proportion nest plus que de
40 % en 1998. Quant au transport de personnes, il ne
concentre que 8 % des diplômés travaillant dans
une entreprise de transport. Les entreprises intermédiaires ou auxiliaires de transport et les entreprises de prestation logistique emploient un nombre croissant de diplômés. Ils représentaient respectivement 2,2 % et 5,5 % en 1989-1990 contre 5,5 % et 10,5 % en 1997-1998. Ces résultats illustrent bien lévolution de lorganisation des entreprises qui se traduit par une externalisation croissante de certaines activités, notamment de la logistique. |
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Les enquêtes
réalisées chaque année sur les inscrits soulignent que
le recrutement est un recrutement de proximité. Le
passage par lIUT ne se traduit pas par une forte
augmentation de la mobilité géographique des
diplômés. Si lon compare la localisation géographique de lentreprise de la première embauche avec celle de lIUT, on constate que les deux-tiers des diplômés restent dans la même région tandis que 19 % travaillent dans une région limitrophe. La moitié des diplômés demeurent dans le département dans lequel ils ont effectué leurs études. Ils ne sont que 13 % à choisir une région plus éloignée et 3 % à privilégier une destination à létranger. Cette mobilité est encore plus faible si la localisation de référence est le logement occupé par le diplômé avant son entrée à lIUT. |
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Une
situation de premier emploi qui reste transitoire |
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| Plus que jamais, le
premier emploi constitue une période dessai
transitoire vers un poste et un contrat de moindre
précarité. Pour les promotions 1989 et 1990, 70 % des diplômés se voyaient proposer un contrat à durée indéterminée (CDI) contre seulement 32 % pour les promotions 1997-1998. Cette évolution sest faite au profit des contrats à durée déterminée (CDD) qui sont passés de 25 % à 50 % des situations. Lintérim était marginal (1 %) à la sortie des IUT à la fin des années 80. Il concerne près dun diplômé sur cinq à la fin de la période détudes. Ces évolutions saccompagnent dune progression mesurée des emplois à temps partiel qui atteignent au maximum 6 % de la population concernée. |
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Avant 1991,
les diplômés étaient à 50 % employés, 20 %
techniciens et à plus de 25 % agents de maîtrise.
A partir des promotions 1991 et 1992, la situation des
diplômés en termes de statut lors du premier emploi
sest fortement modifiée. Le statut demployé
a explosé, 75 % des diplômés des promotions
1991-1992 ont été recrutés comme employé, seulement
6 % comme technicien et 15 % comme agent de
maîtrise. Si depuis le poids des employés régresse, cette évolution semble sopérer au profit des techniciens, alors que les agents de maîtrise poursuivent leur décroissance. Ceux-ci ne représentent plus que 10 % en fin de période contre près de 30 % en début de période. Bien que dun poids marginal, le statut douvrier progresse très légèrement. |
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| Les salaires du premier
emploi sont globalement faibles confirmant le statut
particulier de la première embauche. Entre 1989 et 1995 les salaires nets moyens enregistrent une baisse à lexception de lannée 1993. En revanche sur la fin de période considérée, de 1996 à 1998, le mouvement sinverse profitant dune meilleure conjoncture économique et sociale à la fin des années 90. Si l'on raisonne en francs constants, le phénomène s'est encore aggravé. Le salaire mensuel moyen est passé de 8100 francs à 6733 francs de 1989 à 1998, soit une baisse de 20 % ! Le salaire médian suit cette même tendance avec une baisse encore plus importante estimée à 27 % ! Les primes et éventuels treizième mois dont bénéficient certains diplômés ne permettent pas de compenser la baisse enregistrée. |
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Lorsque
lon compare le secteur dactivité de
lentreprise de lemploi déclaré au moment de
lenquête avec le secteur dactivité de
lentreprise du premier emploi, on constate
quune certaine redistribution sopère. Le poids des entreprises de transport diminue, tout en restant fortement majoritaire. Ce partiel rééquilibrage seffectue au profit des entreprises industrielles. Les entreprises de prestations logistiques enregistrent également une baisse tandis que les entreprises auxiliaires de transport et les entreprises commerciales progressent légèrement. Si lon se limite aux entreprises de transport on observe également une légère redistribution moins favorable au transport de marchandises et plus favorable au transport de personnes. |
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Une amélioration significative des
situations professionnelles |
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| Si lon compare la
localisation de lentreprise de lemploi actuel
avec celle de lentreprise de la première embauche,
on constate à nouveau une certaine inertie des
diplômés. Le choix de la localisation du premier emploi semble marquer la localisation de la carrière professionnelle des diplômés. En effet, plus de 60 % des diplômés exercent leur emploi actuel dans la même région que leur premier emploi et près de la moitié des diplômés dans le même département. 14 % changent de département tout en restant dans la même région. Un tiers des diplômés ont quitté la région depuis leur premier emploi. Plus de la moitié dentre eux ont accepté un poste dans une région limitrophe de celle du premier emploi. Enfin, 6 % se sont expatriés. |
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Une très
grande majorité de diplômés (83 %) se déclare en
contrat à durée indéterminée au moment de
lenquête, confirmant le caractère transitoire du
premier emploi. Les contrats à durée déterminée et lintérim ne concernent respectivement que 13 % et 3 % des diplômés. Cette répartition est variable selon la promotion. Si dans les dernières promotions, ils ne sont que 70 % à être embauchés en CDI, cette part progresse avec lancienneté de la promotion. Le CDD diminue progressivement en fonction de la durée séparant la sortie de lIUT et la période de lenquête. Le CDD stagne autour de 5 % dans les promotions les plus anciennes. Lintérim est une phase de transition entre lobtention du diplôme et un emploi "stable". |
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| Si lors du premier emploi, la très grande majorité des diplômés possèdent un statut demployé, léloignement de la sortie de lIUT est favorable à une amélioration de ce statut. Le diagramme ci-contre met en évidence une progression assez régulière. Un peu plus de la moitié des emplois occupés au moment de lenquête par les diplômés sortis en 1997 et en 1998 correspondent à un statut demployé. Les employés ne représentent à linverse que 15 % des diplômés sortis en 1989 et en 1990. 15 % des diplômés sortis en fin de période ont le statut dagent de maîtrise contre plus dun tiers des diplômés sortis en début de période. Enfin si moins de 5 % des diplômés sortis en 1997 et en 1998 ont un statut de cadre (cadre moyen ou cadre supérieur), ils sont près dun tiers parmi les diplômés en 1989 et en 1990. |
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Les salaires
correspondant au premier emploi étaient
particulièrement faibles. Il était donc utile de les
comparer avec les salaires correspondant à une situation
déclarée au moment de lenquête. Les diplômés connaissent rapidement une progression significative de leur salaire. Ainsi les diplômés sortis en 1997-1998, soit depuis un ou deux ans, connaissent une progression de salaires de 7,5 %. Les diplômés 1995-1996 voient augmenter leurs salaires moyens de plus de 25 %. Les promotions les plus anciennes ont des salaires lors de lenquête supérieurs denviron 60 % à leur salaire dembauche du premier emploi. Ces augmentations vont de pair avec les évolutions constatées en termes de nature du contrat de travail et de statut. |
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Des
diplômés relativement préservés du chômage |
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| Environ 30 % des
diplômés ont connu au moins une situation de chômage
depuis leur sortie de lIUT. Ils sont, en revanche,
très peu nombreux à se trouver en situation de
recherche dun emploi au moment de lenquête
(4,2 %). Il est à noter que cette question connaît un nombre important de non-réponses comme dans lenquête précédente. Le chômage concerne de façon plus importante les femmes que les hommes. En effet, on assiste à une sur-représentation des femmes dans la population des diplômés qui ont connu le chômage. Les femmes représentent environ 44 % des diplômés ayant répondu à lenquête et 48 % des diplômés ayant été concernés par une période de chômage. |
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Le nombre
moyen de périodes de chômage ayant touché les
diplômés est équivalent quelle que soit la promotion,
à lexception des diplômés sortis en 1995 et en
1996. Cette stabilisation apparente traduit en fait une augmentation des fréquences de chômages pour les promotions les plus récentes. Le phénomène saggrave dailleurs pour les septième et huitième promotions qui ont participé à lenquête. Ces promotions sont les seules à présenter une moyenne supérieure à deux mois. Une amélioration est sensible sur la fin de période, pour les neuvième et dixième promotions considérées, bien quil soit normal que le nombre moyen soit plus faible pour les diplômés sortis en 1997 et en 1998 par rapport aux deux promotions précédentes. |
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| La durée moyenne du
chômage est très légèrement inférieure à quatre
mois. Le diagramme ci-contre souligne quun peu
moins de 65 % des diplômés, concernés par une ou
des périodes de chômage, sont restés, en moyenne,
moins de quatre mois sans retrouver du travail. Près de 80 % des diplômés ayant connu au moins une période de chômage ont recherché un emploi pendant une durée inférieure à six mois. Par rapport aux résultats fournis à loccasion de la seconde enquête nationale, on constate une hausse des durées les plus courtes. Près dun quart des diplômés ayant connu une ou plusieurs périodes de chômage présentaient une durée moyenne inférieure à deux mois. |
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Pour 50 %
des réponses fournies, la ou les périodes de chômage
correspondent à la fin de contrats temporaires à savoir
contrat à durée déterminée (CDD) ou mission
dintérim. Ces raisons sont en très forte
progression sur la période détude. Elles
représentent pour les dernières promotions plus de
70 % des situations. Les fins de CDD représentent
à elles seules la moitié des motifs ayant conduit à
une situation de chômage. A linverse, les parts
des licenciements économiques et des démissions ont
fortement reculé. Les démissions représentaient près
dun tiers des situations pour les premières
promotions sorties alors quelles atteignent
15 % des situations pour les dernières promotions. Le retour du service national représente quant à lui 5 à 10 % des déclarations selon les promotions. |
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Des
poursuites d'études croissantes et diversifiées |
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| La hausse des poursuites
détudes est un phénomène généralisé en IUT.
En ce qui concerne la spécialité GLT, les poursuites
détudes se sont maintenues à un niveau mesuré
dans les années 70 et au début des années 80. Sur les
huit premières années dexistence de la
spécialité, un diplômé sur cinq a volontairement
différé son entrée dans la vie active. En revanche la croissance des poursuites détudes a été significative au cours des douze années suivantes. De 20 % au début des années 80, la proportion de poursuite détudes a connu une croissance soutenue jusquau milieu des années 90. A cette époque près dun diplômé sur deux choisissait de poursuivre. Le phénomène sinverse sur la fin de période. Une conjoncture économique plus favorable semble se traduire par une recherche dinsertion immédiate plus fréquente. |
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Comme nous
avions pu lobserver lors de la précédente
enquête et conformément aux observations habituelles,
la propension à retarder linsertion
professionnelle est plus importante chez les titulaires
dun baccalauréat généraliste. Près de la
moitié dentre eux poursuivent leurs études à
lissue du DUT GLT. Parmi ces bacheliers, ce sont les titulaires dun baccalauréat scientifique qui enregistrent la proportion la plus importante. Près de 56 % dentre eux ont poursuivi leurs études entre 1989 et 1998, contre 47 % pour les titulaires dun baccalauréat économique et 39 % pour les titulaires dun baccalauréat littéraire. Enfin, on notera quun tiers des bacheliers technologiques et 15 % des bacheliers professionnels poursuivent leurs études. |
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| Si les femmes poursuivent
un peu moins leurs études à lissue du DUT, le
statut initial de lycéen ou détudiant ne laisse
pas apparaître de différence significative. En revanche, la nature de la formation nest pas sans effet sur la décision à lissue du DUT. La très grande majorité des diplômés ont obtenu leur DUT en formation initiale classique. Si les candidats au titre de la formation par année spéciale sont très peu nombreux, les deux autres catégories considérées présentent des effectifs plus fournis (154 en formation continue et 84 en formation par alternance). Les réserves quant à la faiblesse des effectifs de ces sous-populations étant formulées, on notera que les titulaires dun DUT GLT par année spéciale ou par alternance sont a priori plus enclins à sinsérer rapidement. |
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12 % des
diplômés retardant leur entrée dans la vie active
poursuivent leurs études à létranger. Les îles
britanniques concentrent la grande majorité des
destinations ; le Bachelor of Science étant le
diplôme le plus prisé. Les poursuites détudes qui se déroulent dans lhexagone se répartissent à peu près équitablement entre le public et le privé (53 % contre 47 %). Dans les deux cas, on constate une diversité très importante de ces poursuites détudes comme lindique le schéma ci-contre, et en particulier le dernier niveau dobservation. Les diplômés privilégient aussi bien des formations proposées par les IUT, les IUP, les facultés, que celles proposées par les écoles de commerce, les chambres consulaires ou les écoles spécialisées en transport et logistique. |
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Des orientations professionnelles influencées par
le niveau du diplôme |
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| 16 % des diplômés ayant repoussé leur insertion professionnelle se sont engagés dans une formation préparant un diplôme dun niveau équivalent, voire inférieur à celui du DUT. 42 % des poursuites d'études qui suivent la sortie de l'IUT correspondent à un diplôme de niveau Bac+3. Cette catégorie regroupe des situations très différentes (DU, formation privée en transport et logistique, etc.). 40 % des diplômés privilégiant une poursuite d'études à la sortie d'un IUT s'inscrivent dans une formation débouchant sur un diplôme de niveau Bac+4. Enfin, quelques diplômés s'inscrivent dans une école d'ingénieur, ou une école de commerce dont le diplôme est de niveau bac+5. Les échecs les plus nombreux concernent les poursuites détudes débouchant sur un diplôme inférieur à bac+3 (71 % de réussite). |
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Pour
déterminer le niveau de diplôme final obtenu par les
diplômés, il est nécessaire de se restreindre aux six
premières années de la période détude. Près des deux tiers des diplômés terminent avec un diplôme homologué à bac+2. Cette catégorie regroupe des situations diverses. La majorité de ces diplômés se sont insérés dès la fin du DUT. Dautres diplômés ont recherché une double compétence par lobtention dun nouveau DUT ou dune autre formation. Enfin certains diplômés ayant choisi de retarder leur insertion professionnelle ont connu un échec à lissue de leur poursuite détudes. 16 % sont finalement titulaires dun diplôme homologué bac+3, 15 % dun diplôme homologué à bac+4 et en enfin 6 % dun diplôme homologué à bac+5. |
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| Si lon compare la durée de recherche du premier emploi en fonction du niveau de diplôme obtenu, on constate une accession à lemploi plus rapide pour les "plus diplômés". La durée moyenne de recherche du premier emploi pour les titulaires dun diplôme de niveau bac+3 à bac+5 est inférieure à deux mois. En ce qui concerne les titulaires dun diplôme de niveau III, quils aient privilégié une insertion immédiate à la sortie du DUT, ou quils aient poursuivi leurs études (avec ou sans succès), leur durée de recherche est supérieure à deux mois et demi. L'écart entre ces différents groupes reste toutefois mesuré. Comme lindique le diagramme ci-contre, il est en moyenne inférieur à un mois. |
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Plus le niveau
de diplôme est élevé, moins les diplômés ont de
probabilité de travailler dans une entreprise de
transport. Ce sont surtout les entreprises industrielles
qui bénéficient de la redistribution. 40 % des
titulaires dun diplôme de niveau bac+5 trouvent
leur premier emploi dans lindustrie. Les "plus
diplômés" se retrouvent également plus nombreux
dans les entreprises de prestations logistiques ou les
entreprises commerciales. On retrouve cette hiérarchie
à travers lactivité principale déclarée par la
personne enquêtée. Plus le niveau de diplôme est élevé et moins on a de chance de déclarer une activité dexploitation ou de production. A lopposé, on constate quun tiers des titulaires dun diplôme de niveau bac+5 ont une activité détudes ou de développement. |
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Un avantage relatif des poursuites d'études qui
reste à démontrer |
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| Comme lindique le
diagramme ci-contre, la proportion de CDI est plus
importante pour les diplômés GLT titulaires dun
autre diplôme dun niveau supérieur à bac+2.
40 % des contrats liés au premier emploi des
diplômés dun niveau bac+2 sont des CDI contre 50
à 60 % pour les diplômés dun niveau
supérieur. Il s'agit bien évidemment d'une analyse qui
ne distingue pas les diplômés selon leur année de
sortie de l'IUT. La comparaison des statuts à lembauche laisse apparaître également une certaine graduation. Plus le diplôme est élevé, plus on accède facilement à des statuts de cadre au dagent de maîtrise à loccasion dune première embauche. Lorsque le niveau de diplôme est plus faible, en revanche, la probabilité de commencer par un statut demployé ou de technicien est forte. |
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On retrouve
cette hiérarchie s'agissant des salaires offerts lors du
premier emploi. Cependant les écarts ne sont pas aussi
importants qu'aurait pu le laisser imaginer les
représentations précédentes. Entre un diplômé ayant
atteint un niveau bac+2 et un diplômé titulaire
dun diplôme de niveau bac+4, lécart sur le
premier salaire net se situe entre 1000 et 1500 F. Le vrai saut correspond aux diplômés ayant atteint le niveau de bac+5. Cest moins la valeur moyenne constatée qui nous intéresse, les effectifs concernés étant faibles, que limportance de lécart avec les classes précédentes. Il serait utile de vérifier si la progression des salaires par la suite est plus rapide pour les titulaires dun diplôme à bac+2 par rapport aux autres. |
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| Le diagramme compare la distribution des statuts pour les diplômés GLT ayant poursuivi leurs études et atteint un diplôme de niveau bac+3 ou bac+4, avec la distribution des statuts pour les diplômés ayant décidé de sinsérer immédiatement. Pour ces derniers seuls sont pris en compte ceux qui nont pas changé dentreprise par la suite, qui travaillaient à plein temps et qui exerçaient un métier directement en rapport avec leur diplôme. Nous les avons distingués en fonction de la durée écoulée depuis leur sortie de lIUT. On constate à quel point la situation des diplômés travaillant depuis deux ans est semblable à celle des titulaires dun diplôme de niveau bac+3. On retrouve également une certaine proximité entre les diplômés sortis depuis plus de deux ans et ceux disposant dun diplôme de niveau bac+4. |
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De la même
manière, on peut comparer les premiers salaires
proposés aux diplômés sortant avec un diplôme
homologué à bac+2, bac+3 et bac+4, puis mettre en
perspective ces résultats avec les salaires des
diplômés restés dans la même entreprise après un
temps plus ou moins long dactivité. Ces résultats
noffrent quun éclairage imparfait. Afin de pouvoir mesurer sil existe un véritable avantage relatif pour les diplômés ayant différé leur insertion professionnelle, il serait nécessaire de comparer les diplômés au moins cinq ans après leur sortie de lIUT et surtout de mener des analyses longitudinales sur ces diplômés ce que ne permettait pas cette enquête. Ce sont pourtant les moyens les plus efficaces pour vérifier sil existe un avantage relatif à poursuivre ses études. |
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