Assemblée des chefs de département
Gestion Logistique et Transport

 

Troisième enquête nationale sur les diplômés de la spécialité GLT

 

Départements GLT

Aix-en-Provence - Alençon - Bordeaux
Chalon-sur-Saône - Chartres - Creil -Evry
Issoudun - Le Havre - Lille - Lumière
Montluçon - Mulhouse - Perpignan - Quimper
Reims - Saint-Nazaire - Sarreguemines
Tremblay-en-France - Vesoul

 

Coordonnateurs

Michel LE NIR – IUT LUMIERE - Université Lyon 2

Christophe BECKERICH - IUT Léonard de VINCI – Université de Reims Champagne-Ardenne

Pierre GUILLEMARD - IUT de MULHOUSE - Université de Haute-Alsace

 

Mai 2001

 

 


Le diplôme GLT a presque de trente ans ! A l’origine ce diplôme visait à répondre aux besoins exprimés par les entreprises de transport qui recherchaient notamment de futurs exploitants transport. Néanmoins, les responsables à l’initiative de cette spécialité ont évité le piège d’une spécialisation trop poussée en prenant en compte les autres débouchés possibles : ferroviaire, aérien, maritime, transport de voyageurs, commission de transport, logistique, etc. Les besoins en logistique fortement orientés initialement vers les activités d’entreposage se sont par la suite fortement développés et diversifiés. L’essor considérable de l’informatique et la place accordée aux aspects de qualité ont également contribué à faire évoluer les métiers, voire ont contribué à l’émergence de nouveaux métiers.

Près de trois décennies plus tard, le diplôme GLT bénéficie d’une bonne image auprès des responsables d’entreprises. Le contenu du diplôme a été progressivement aménagé en tentant de trouver un juste équilibre entre les exigences d’une maquette nationale relative à l’ensemble des DUT tertiaires et l’évolution de l’environnement professionnel du transport et de la logistique. La spécialité compte aujourd’hui vingt-et-un départements en activité dont l’offre de formation s’est considérablement élargie (formation continue, année spéciale, alternance, licence professionnelle, etc.)

A l’initiative de l’assemblée des chefs de départements GLT l’année 1999-2000 a été l’occasion de réaliser une troisième enquête nationale. Cette enquête adressée aux diplômés sortis entre 1989 et 1998 a permis de recueillir près de 2400 questionnaires. Ces questionnaires visaient à décrire de manière très précise la situation des anciens étudiants de la spécialité : conditions de l’insertion à la sortie du DUT, emploi occupé au moment de l’enquête, proportion de diplômés ayant connu une situation de chômage, proportion de diplômés ayant choisi de différer leur insertion professionnelle, etc.

L’année 2000-2001 a permis de traiter les informations recueillies. Le document qui suit propose une synthèse des principaux résultats obtenus.

  • - Les informations qui traitent du premier emploi révèlent une insertion qui reste rapide, en dépit des difficultés économiques qui ont accompagné le déroulement des années 90. De même on constate que le chômage s’il a touché un peu moins d’un tiers des diplômés, reste inférieur à quatre mois pour plus de 60 % des diplômés. En revanche, on observe que les motifs ayant conduit au chômage ont fortement évolué au cours de la période d’étude. Ainsi le recours à l’intérim et aux CDD peut expliquer la baisse des licenciements économiques et des démissions comme motifs de chômage.

    - Les conditions de la première embauche se sont en partie fragilisées : baisse du nombre de CDI, stagnation des salaires et hausse de la proportion de diplômés ayant un statut d’employé. Le premier emploi présente donc les caractéristiques d’un stage amélioré qui constitue plus que jamais pour les entreprises une période d’essai pour de futurs collaborateurs. Ces résultats, fortement soumis à la conjoncture économique des années 90, ne sont pas propres à la spécialité. En outre, ils ne prennent pas en compte l’embellie observée à la fin de la décennie.

    - L’étude de l’emploi occupé au moment de l’enquête révèle une amélioration très nette des situations, aussi bien en matière de statut, de salaire ou de nature du contrat. Il révèle en outre la très grande diversité des métiers offerts aux titulaires d’un DUT GLT. Ceux-ci peuvent évoluer dans des secteurs d’activité variés (transport, industrie, grande distribution, etc.), prendre des fonctions diversifiées (exploitation ou production, administrative, commerciale ou marketing, études et recherches, etc.) ou occuper de nombreux postes de travail (exploitant transport, affréteur, logisticien, agent de transit, assistant SAV, assistant marketing, agent d’escale, commercial transport, agent qualité, etc.).

    - En matière de poursuite d’études, le diplôme GLT se distingue d’autres spécialités tertiaires d’IUT par une propension plus modeste à retarder l’entrée dans la vie active, confirmant l’importance des débouchés offerts à l’issue de la formation et la bonne adéquation de la formation aux métiers des secteurs concernés. Ces poursuites d’études sont très variées et se concluent généralement par l’obtention du diplôme préparé. Il reste à démontrer l’avantage relatif de ces poursuites d’études par rapport à une insertion immédiate. Si les différences significatives sont évidentes entre bac+2 et bac+5, les résultats obtenus pour les autres niveaux de sortie appellent à une plus grande prudence. Seules des enquêtes longitudinales intégrant un suivi d’au moins deux à trois ans à l’issue des études permettrait une comparaison susceptible d’évaluer les apports éventuels d’une poursuite d’études.

    - Parmi les autres enseignements de cette enquête, on notera la faible mobilité des diplômés, en particulier lors de la première insertion. Cette faible mobilité déjà constatée au moment du recrutement est sans doute confortée par les conditions plus délicates de la première embauche. En revanche, la mobilité peut constituer un atout important pour certains jeunes et constituer un avantage en matière d’évolution de carrière.

  • Le DUT GLT offre donc aux jeunes diplômés une très large palette de métiers. Il favorise des trajectoires professionnelles variées et place souvent les jeunes à des degrés de responsabilité importants. Cette diversité permet l’épanouissement de jeunes aux profils très divers. On peut donc regretter que cette spécialité, comme beaucoup d’autres formations en transport et logistique, rencontre autant de difficultés à recruter. Les besoins des entreprises, notamment en matière de techniciens supérieurs sont considérables et beaucoup de départements reçoivent quotidiennement des offres d’emploi auxquels ils ne peuvent répondre. Nombreux sont pourtant les anciens qui se disent satisfaits des conditions d’exercices de leur métier.

    Michel LE NIR
    Président de l’Assemblée des chefs de département
    Gestion Logistique et Transport

     


    Le DUT GLT, formation courte professionnalisante
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    C’est en 1973 qu’une nouvelle spécialité de DUT, intitulée Transport – Logistique, voit le jour. Elle visait en particulier à répondre aux besoins exprimés par les entreprises de transport en matière d’exploitation.

    Au début des années 90 une réflexion est conduite au plan national afin de parvenir à une meilleure adéquation entre la formation et les besoins des professionnels. Le programme pédagogique national connaît alors des transformations significatives qui seront définitivement adoptées au cours de l’été 1998, en même temps que le nouvel intitulé Gestion Logistique et Transport (GLT).

    La spécialité compte aujourd’hui vingt et un départements en activité. Cinq disposent de groupes de formation continue, quatre forment des étudiants en apprentissage et sept ont ouvert une année spéciale.

    Les deux premiers départements sont créés à Aix-en-Provence et Villetaneuse. Ils sont rejoints l’année suivante par Lille, puis trois ans plus tard par Quimper. Il faudra néanmoins attendre 1985 pour assister à l’ouverture d’un nouveau département au Havre. Cinq nouveaux départements seront finalement créés dans la seconde moitié des années 80. Mais c’est au début des années 90 que le phénomène s’amplifiera. Profitant de l’impulsion donnée par le plan "Université 2000", neuf nouveaux départements seront ouverts entre 1991 et 1994. Depuis, trois départements sont venus compléter la spécialité.

    Cette évolution des ouvertures s’est traduite par une progression du nombre de diplômés. Modérée entre 1975 et 1990, cette croissance s’est accélérée à partir de 1991. Aujourd’hui, plus d'un millier d’étudiants deviennent chaque année titulaires du DUT GLT.

    Le DUT GLT est un diplôme de niveau III qui forme en deux ans des techniciens supérieurs de la logistique et du transport.

    1620 heures de cours sont proposées sur deux ans, auxquelles s’ajoutent 300 heures de projets tuteurés. Les disciplines sont regroupées en unités d’enseignement (trois unités d’enseignement par année) généralistes ou spécialisées. Celles-ci se composent de cinq matières en première année et de huit matières en seconde année. Aux deux unités d’enseignement de deuxième année (l’une généraliste, l’autre spécialisée) s’ajoute une unité d’enseignement qui valide l’ensemble des activités à caractère professionnel (stages et projets tuteurés) auxquelles les étudiants prennent part au cours des deux années de formation.

    La variété des disciplines proposées prépare les étudiants à des métiers relevant de fonctions assez diversifiées : gestion d’entrepôts et gestion de stocks, exploitation des transports et commercialisation de services logistiques pour le compte de transporteurs ou prestataires logistiques, gestion du transport et de la logistique dans des entreprises industrielles et commerciales, etc.

    La professionnalisation de la formation peut prendre plusieurs formes : la réalisation de stages de première année et de deuxième année, la participation à des projets tuteurés, l’organisation de jeux d’entreprise, le recours à des logiciels de simulation et l’intervention de nombreux professionnels sous forme de conférences ou de cours. Le programme pédagogique national prévoit que 25 % des enseignements soient confiés à des professionnels.


    Une enquête de suivi auprès des diplômés 1989-1998
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    Trois enquêtes nationales ont été réalisées à l’initiative de l’Assemblée des chefs de départements Gestion Logistique et Transport depuis la création du diplôme. Ces enquêtes sont destinées à connaître précisément les parcours privilégiés par les diplômés à l’issue de la formation. Huit départements avaient été associés à la première enquête (94-95), seize à la seconde (96-97).

    La troisième enquête nationale, réalisée entre la fin de l’année 1999 et le début de l’année 2000, a mobilisé vingt des vingt et un départements en activité. Si la seconde enquête s’était intéressée aux diplômés sortis entre 1975 et 1995, cette troisième enquête s’est limitée aux diplômés sortis entre 1989 et 1998. Plus de 7000 diplômés ont reçu un questionnaire adressé par voie postale avec relance téléphonique éventuelle.

    Le questionnaire comprenait une centaine de questions réparties en sept rubriques principales. Une série de filtres permettait de limiter le temps d’administration des questionnaires tout en garantissant le maintien d’un repérage précis des différentes situations.

    Le recueil des informations et leur saisie ont été effectués au niveau local pour chaque département. Les étudiants ont été associés à cette opération dans le cadre d’un projet tuteuré commun à tous les départements. Les étudiants ont été chargés d’exploiter les résultats au plan local.

    Les fichiers ont ensuite été transmis au département GLT de l’IUT Lumière (Lyon) pour une exploitation commune de l’ensemble des données. Certaines variables ont fait l’objet de contrôle afin de s’assurer de la représentativité des diplômés qui ont accepté de répondre à l’enquête.

    Compte tenu du nombre de départements engagés dans l’opération, du nombre de diplômés directement concernés par l’enquête et de l’importance du questionnaire, on peut considérer que le taux de retour est tout à fait satisfaisant. Celui-ci est légèrement inférieur aux deux éditions précédentes mais se traduit par la compilation de données en plus grand nombre.

    Un diplômé sur trois a, en effet, accepté de répondre à cette enquête. Près de 2400 questionnaires ont ainsi été recueillis. Très peu se sont finalement révélés inexploitables. La qualité du taux de retour a permis de mener des analyses relativement fines quel que soit le parcours privilégié par les diplômés à l’issue du DUT : insertion immédiate, poursuite d’études, reprise d’études, recherche d’emploi, etc..

    Afin de contrôler la qualité des données recueillies, un questionnaire avait été adressé aux secrétariats des départements GLT en amont de l’enquête. Chaque département devait fournir aux coordonnateurs nationaux le nombre annuel de diplômés entre 1989 et 1998 en distinguant les titulaires du DUT selon le sexe, le type de baccalauréat (généraliste, technologique, professionnel ou autre), le statut initial (lycéen, étudiant ou autre), le nombre d’années nécessaires à l’obtention du DUT, la nature du DUT (formation initiale, formation par alternance, formation continue et année spéciale), ainsi qu’une estimation du taux de poursuite d’études à la sortie. Lorsque les informations étaient disponibles une confrontation avec les données de l’enquête a été menée. Elle a dans l’ensemble conduit à des résultats satisfaisants.

    Une évolution progressive du profil des diplômés GLT
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    Sur la période d’enquête les diplômés ayant effectué leur DUT en formation initiale classique restent très largement majoritaires. Le développement de groupes spécifiques de formation continue, d’alternance ou d’années spéciales est relativement récent dans cette spécialité.

    Si en 1989, 97 % des diplômés avaient obtenu leur DUT en formation initiale classique, leur poids est inférieur à 84 % en 1998. A cette date, la formation continue et l’alternance représentent chacune 7 % des diplômés, tandis que les années spéciales dépassent à peine 2 % des diplômés. Ce phénomène devrait encore s’accentuer dans les années à venir en raison des projets de certains départements en particulier en année spéciale et en alternance.

    Si à l’origine le diplôme était ouvert aux femmes, les principaux débouchés qui leur étaient promis concernaient le transport aérien de voyageurs. La proportion de diplômées dans la seconde moitié des années 70 se trouvait inférieure à 10 %.

    La seconde enquête nationale avait permis de souligner la progression significative des femmes parmi les diplômés GLT entre 1975 et 1995. Leur proportion restait néanmoins inférieure à 30 % à la fin des années 80. Mais le mouvement s’est poursuivi jusqu’au milieu des années 90 pour atteindre une proportion supérieure à 45 %.

    Depuis le milieu des années 90, en revanche, la proportion de femmes parmi les diplômés à tendance à se tasser. Cette observation est confirmée par les chiffres relatifs au recrutement des nouvelles promotions.

    Les titulaires de baccalauréats généralistes restent très largement majoritaires. Ils constituent plus de 70 % des diplômés GLT sortis entre 1989 et 1998. Parmi les titulaires de baccalauréats généralistes, ce sont les titulaires de baccalauréats économiques ES (ou B) qui apparaissent les plus nombreux. Ils représentent 63 % des bacheliers généralistes contre 28 % pour les bacheliers scientifiques et 9 % pour les bacheliers littéraires.

    La seconde enquête nationale avait souligné la progression des titulaires d’un baccalauréat technologique. Le mouvement semble marquer le pas. Leur proportion demeure néanmoins supérieure à 20 % sur la période d’étude. Il s’agit presque exclusivement de bacheliers STT (ou G), plus rarement de STI (ou F). Enfin les bacheliers professionnels restent marginaux.

    Les trois quarts des diplômés GLT étaient lycéens avant leur entrée à l’IUT. Leur poids a progressé jusqu’au milieu de la décennie, représentant jusqu’à 77 % des diplômés, pour revenir progressivement à sa situation initiale sur la fin de la période étudiée. Un diplômé sur cinq avait déjà connu une expérience d’études supérieures avant d’entrer à l’IUT. Le poids des anciens étudiants parmi les diplômés reste toutefois inférieur à 25 % tout au long de la période d’enquête. Le dernier type de statut représenté sur le graphique ci-contre agrège des situations très diverses : salariés, demandeurs d’emploi, appelés du contingent, inactifs, etc. Il représente moins de 5 % des lauréats du DUT GLT sortis entre 1989 et 1998. Certains d’entre eux ont eu leur diplôme par le biais de la formation continue.

    Des diplômés aux projets personnels variés
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    La première rubrique du questionnaire national comportait une question sur la situation des diplômés à la sortie du DUT. Le diagramme ci-contre indique qu’un peu moins d’un tiers des diplômés se trouvent en situation de travail, tandis que 13 % recherchent un emploi.

    Les poursuites d’études représentent un peu plus de 40 % des diplômés à la sortie immédiate de l’IUT. A l’issue du service national certains diplômés privilégieront également la poursuite d’études et viendront s’ajouter aux 41 % déclarés.

    Le service national concerne 15 % des nouveaux diplômés sur la période. En raison de la suppression du service national obligatoire, cette proportion est amenée à disparaître dans les prochaines années.

    Nous avions souhaité connaître la proportion de diplômés cumulant une situation de travail avec une situation d’études. Plusieurs situations peuvent être distinguées. Certains diplômés exercent un métier et parallèlement suivent des cours le soir ou le week-end. D’autres diplômés poursuivent leurs études mais effectuent cette nouvelle formation dans le cadre d’un contrat d’alternance. Celui-ci peut donner lieu à la signature d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de qualification. De plus en plus de formations du supérieur offrent de telles possibilités. La correction apportée par cette nouvelle lecture est illustrée par le diagramme ci-contre. Il apparaît que près de 10 % de diplômés sont dans une situation leur permettant à la fois de préparer un nouveau diplôme et de travailler.
    L’observation des différentes situations déclarées par les diplômés selon l’année d’obtention du diplôme permet d’observer que 25 à 30 % des diplômés sont employés dès la sortie de l’IUT. Leur proportion s’est réduite jusqu’au milieu de la décennie pour progresser à nouveau par la suite. Les poursuites d’études ont suivi le mouvement inverse. Elles se sont fortement développées au cours des six premières années pour enregistrer un fléchissement assez marqué par la suite. La reprise économique perceptible sur la fin de période n’est sans doute pas étrangère à ces évolutions, même si la proportion de diplômés déclarés en recherche d’emploi à l’issue de la formation ne se réduit pas sur la fin de période. Enfin, la proportion de diplômés effectuant leur service national après l’IUT diminue.

    La quasi totalité des diplômés sortis avant 1995 et qui n’avaient pas privilégié une insertion professionnelle immédiate ont terminé leur poursuite d’études. Le poids des situations de travail et d’études est particulièrement important sur les deux dernières années. Il s’explique en partie par la généralisation des formations proposées en alternance. Si le nombre de diplômés GLT formé en alternance reste pour le moment modeste, le poids de l’alternance dans les poursuites d’études est beaucoup plus significatif.

    Les situations de recherche d’emploi concernent principalement les diplômés les plus récents. Cette situation tend à disparaître avec le temps, traduisant certaines facilités en matière d’insertion et l’absence de chômage durable pour les diplômés de la spécialité.


    Une insertion professionnelle rapide
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    L’insertion des diplômés GLT est rapide. Près de 65 % des diplômés désirant s’insérer professionnellement à la sortie immédiate de l’IUT ont trouvé un emploi en moins de trois mois et plus de 80 % des diplômés s’insèrent après un délai de recherche inférieur à six mois.

    Si l’on s’intéresse aux diplômés ayant trouvé leur premier emploi en moins de trois mois, la rapidité d’insertion est encore plus frappante. Plus de la moitié de ces diplômés obtiennent, en effet, leur premier emploi en moins d’un mois.

    Ces résultats indiquent la facilité pour les diplômés du DUT GLT à trouver un emploi immédiatement après l’obtention de leur diplôme. Ils confirment que le diplôme correspond à des besoins relativement bien identifiés.

    Le rôle de l’IUT dans l’obtention du premier emploi est important. Un tiers des diplômés accède à leur premier emploi par l’intermédiaire de stages effectués lors de leur scolarité à l’IUT, d’offres d’emplois reçues par l’IUT ou de relations tissées avec des professionnels participant aux enseignements à l’IUT (7 %). Ce rôle est resté prépondérant tout au long de la période.

    Les autres moyens d’obtention du premier emploi ont connu sur la période d’enquête des évolutions variées.

    Si le poids des relations personnelles fluctue d’une année sur l’autre, le rôle des petites annonces et des candidatures spontanées s’est progressivement réduit.

    A l’inverse on constate que les missions d’intérim et les offres d’emploi émanant de l’ANPE constituent un vecteur croissant d’obtention du premier emploi.

    Si en 1989, les entreprises de transport employaient 50 % des diplômés, cette proportion n’est plus que de 40 % en 1998. Quant au transport de personnes, il ne concentre que 8 % des diplômés travaillant dans une entreprise de transport.

    Les entreprises intermédiaires ou auxiliaires de transport et les entreprises de prestation logistique emploient un nombre croissant de diplômés. Ils représentaient respectivement 2,2 % et 5,5 % en 1989-1990 contre 5,5 % et 10,5 % en 1997-1998.

    Ces résultats illustrent bien l’évolution de l’organisation des entreprises qui se traduit par une externalisation croissante de certaines activités, notamment de la logistique.

    Les enquêtes réalisées chaque année sur les inscrits soulignent que le recrutement est un recrutement de proximité. Le passage par l’IUT ne se traduit pas par une forte augmentation de la mobilité géographique des diplômés.

    Si l’on compare la localisation géographique de l’entreprise de la première embauche avec celle de l’IUT, on constate que les deux-tiers des diplômés restent dans la même région tandis que 19 % travaillent dans une région limitrophe. La moitié des diplômés demeurent dans le département dans lequel ils ont effectué leurs études. Ils ne sont que 13 % à choisir une région plus éloignée et 3 % à privilégier une destination à l’étranger. Cette mobilité est encore plus faible si la localisation de référence est le logement occupé par le diplômé avant son entrée à l’IUT.


    Une situation de premier emploi qui reste transitoire
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    Plus que jamais, le premier emploi constitue une période d’essai transitoire vers un poste et un contrat de moindre précarité.

    Pour les promotions 1989 et 1990, 70 % des diplômés se voyaient proposer un contrat à durée indéterminée (CDI) contre seulement 32 % pour les promotions 1997-1998. Cette évolution s’est faite au profit des contrats à durée déterminée (CDD) qui sont passés de 25 % à 50 % des situations.

    L’intérim était marginal (1 %) à la sortie des IUT à la fin des années 80. Il concerne près d’un diplômé sur cinq à la fin de la période d’études.

    Ces évolutions s’accompagnent d’une progression mesurée des emplois à temps partiel qui atteignent au maximum 6 % de la population concernée.

    Avant 1991, les diplômés étaient à 50 % employés, 20 % techniciens et à plus de 25 % agents de maîtrise. A partir des promotions 1991 et 1992, la situation des diplômés en termes de statut lors du premier emploi s’est fortement modifiée. Le statut d’employé a explosé, 75 % des diplômés des promotions 1991-1992 ont été recrutés comme employé, seulement 6 % comme technicien et 15 % comme agent de maîtrise.

    Si depuis le poids des employés régresse, cette évolution semble s’opérer au profit des techniciens, alors que les agents de maîtrise poursuivent leur décroissance. Ceux-ci ne représentent plus que 10 % en fin de période contre près de 30 % en début de période.

    Bien que d’un poids marginal, le statut d’ouvrier progresse très légèrement.

    Les salaires du premier emploi sont globalement faibles confirmant le statut particulier de la première embauche.

    Entre 1989 et 1995 les salaires nets moyens enregistrent une baisse à l’exception de l’année 1993. En revanche sur la fin de période considérée, de 1996 à 1998, le mouvement s’inverse profitant d’une meilleure conjoncture économique et sociale à la fin des années 90.

    Si l'on raisonne en francs constants, le phénomène s'est encore aggravé. Le salaire mensuel moyen est passé de 8100 francs à 6733 francs de 1989 à 1998, soit une baisse de 20 % ! Le salaire médian suit cette même tendance avec une baisse encore plus importante estimée à 27 % ! Les primes et éventuels treizième mois dont bénéficient certains diplômés ne permettent pas de compenser la baisse enregistrée.

    Lorsque l’on compare le secteur d’activité de l’entreprise de l’emploi déclaré au moment de l’enquête avec le secteur d’activité de l’entreprise du premier emploi, on constate qu’une certaine redistribution s’opère.

    Le poids des entreprises de transport diminue, tout en restant fortement majoritaire. Ce partiel rééquilibrage s’effectue au profit des entreprises industrielles. Les entreprises de prestations logistiques enregistrent également une baisse tandis que les entreprises auxiliaires de transport et les entreprises commerciales progressent légèrement.

    Si l’on se limite aux entreprises de transport on observe également une légère redistribution moins favorable au transport de marchandises et plus favorable au transport de personnes.


    Une amélioration significative

    des situations professionnelles
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    Si l’on compare la localisation de l’entreprise de l’emploi actuel avec celle de l’entreprise de la première embauche, on constate à nouveau une certaine inertie des diplômés.

    Le choix de la localisation du premier emploi semble marquer la localisation de la carrière professionnelle des diplômés. En effet, plus de 60 % des diplômés exercent leur emploi actuel dans la même région que leur premier emploi et près de la moitié des diplômés dans le même département. 14 % changent de département tout en restant dans la même région.

    Un tiers des diplômés ont quitté la région depuis leur premier emploi. Plus de la moitié d’entre eux ont accepté un poste dans une région limitrophe de celle du premier emploi. Enfin, 6 % se sont expatriés.

    Une très grande majorité de diplômés (83 %) se déclare en contrat à durée indéterminée au moment de l’enquête, confirmant le caractère transitoire du premier emploi.

    Les contrats à durée déterminée et l’intérim ne concernent respectivement que 13 % et 3 % des diplômés. Cette répartition est variable selon la promotion. Si dans les dernières promotions, ils ne sont que 70 % à être embauchés en CDI, cette part progresse avec l’ancienneté de la promotion.

    Le CDD diminue progressivement en fonction de la durée séparant la sortie de l’IUT et la période de l’enquête. Le CDD stagne autour de 5 % dans les promotions les plus anciennes.

    L’intérim est une phase de transition entre l’obtention du diplôme et un emploi "stable".

    Si lors du premier emploi, la très grande majorité des diplômés possèdent un statut d’employé, l’éloignement de la sortie de l’IUT est favorable à une amélioration de ce statut. Le diagramme ci-contre met en évidence une progression assez régulière. Un peu plus de la moitié des emplois occupés au moment de l’enquête par les diplômés sortis en 1997 et en 1998 correspondent à un statut d’employé. Les employés ne représentent à l’inverse que 15 % des diplômés sortis en 1989 et en 1990. 15 % des diplômés sortis en fin de période ont le statut d’agent de maîtrise contre plus d’un tiers des diplômés sortis en début de période. Enfin si moins de 5 % des diplômés sortis en 1997 et en 1998 ont un statut de cadre (cadre moyen ou cadre supérieur), ils sont près d’un tiers parmi les diplômés en 1989 et en 1990.

    Les salaires correspondant au premier emploi étaient particulièrement faibles. Il était donc utile de les comparer avec les salaires correspondant à une situation déclarée au moment de l’enquête.

    Les diplômés connaissent rapidement une progression significative de leur salaire. Ainsi les diplômés sortis en 1997-1998, soit depuis un ou deux ans, connaissent une progression de salaires de 7,5 %. Les diplômés 1995-1996 voient augmenter leurs salaires moyens de plus de 25 %. Les promotions les plus anciennes ont des salaires lors de l’enquête supérieurs d’environ 60 % à leur salaire d’embauche du premier emploi. Ces augmentations vont de pair avec les évolutions constatées en termes de nature du contrat de travail et de statut.


    Des diplômés relativement préservés du chômage
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    Environ 30 % des diplômés ont connu au moins une situation de chômage depuis leur sortie de l’IUT. Ils sont, en revanche, très peu nombreux à se trouver en situation de recherche d’un emploi au moment de l’enquête (4,2 %).

    Il est à noter que cette question connaît un nombre important de non-réponses comme dans l’enquête précédente.

    Le chômage concerne de façon plus importante les femmes que les hommes. En effet, on assiste à une sur-représentation des femmes dans la population des diplômés qui ont connu le chômage. Les femmes représentent environ 44 % des diplômés ayant répondu à l’enquête et 48 % des diplômés ayant été concernés par une période de chômage.

    Le nombre moyen de périodes de chômage ayant touché les diplômés est équivalent quelle que soit la promotion, à l’exception des diplômés sortis en 1995 et en 1996.

    Cette stabilisation apparente traduit en fait une augmentation des fréquences de chômages pour les promotions les plus récentes.

    Le phénomène s’aggrave d’ailleurs pour les septième et huitième promotions qui ont participé à l’enquête. Ces promotions sont les seules à présenter une moyenne supérieure à deux mois.

    Une amélioration est sensible sur la fin de période, pour les neuvième et dixième promotions considérées, bien qu’il soit normal que le nombre moyen soit plus faible pour les diplômés sortis en 1997 et en 1998 par rapport aux deux promotions précédentes.

    La durée moyenne du chômage est très légèrement inférieure à quatre mois. Le diagramme ci-contre souligne qu’un peu moins de 65 % des diplômés, concernés par une ou des périodes de chômage, sont restés, en moyenne, moins de quatre mois sans retrouver du travail.

    Près de 80 % des diplômés ayant connu au moins une période de chômage ont recherché un emploi pendant une durée inférieure à six mois.

    Par rapport aux résultats fournis à l’occasion de la seconde enquête nationale, on constate une hausse des durées les plus courtes. Près d’un quart des diplômés ayant connu une ou plusieurs périodes de chômage présentaient une durée moyenne inférieure à deux mois.

    Pour 50 % des réponses fournies, la ou les périodes de chômage correspondent à la fin de contrats temporaires à savoir contrat à durée déterminée (CDD) ou mission d’intérim. Ces raisons sont en très forte progression sur la période d’étude. Elles représentent pour les dernières promotions plus de 70 % des situations. Les fins de CDD représentent à elles seules la moitié des motifs ayant conduit à une situation de chômage. A l’inverse, les parts des licenciements économiques et des démissions ont fortement reculé. Les démissions représentaient près d’un tiers des situations pour les premières promotions sorties alors qu’elles atteignent 15 % des situations pour les dernières promotions.

    Le retour du service national représente quant à lui 5 à 10 % des déclarations selon les promotions.


    Des poursuites d'études croissantes et diversifiées
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    La hausse des poursuites d’études est un phénomène généralisé en IUT. En ce qui concerne la spécialité GLT, les poursuites d’études se sont maintenues à un niveau mesuré dans les années 70 et au début des années 80. Sur les huit premières années d’existence de la spécialité, un diplômé sur cinq a volontairement différé son entrée dans la vie active.

    En revanche la croissance des poursuites d’études a été significative au cours des douze années suivantes. De 20 % au début des années 80, la proportion de poursuite d’études a connu une croissance soutenue jusqu’au milieu des années 90. A cette époque près d’un diplômé sur deux choisissait de poursuivre. Le phénomène s’inverse sur la fin de période. Une conjoncture économique plus favorable semble se traduire par une recherche d’insertion immédiate plus fréquente.

    Comme nous avions pu l’observer lors de la précédente enquête et conformément aux observations habituelles, la propension à retarder l’insertion professionnelle est plus importante chez les titulaires d’un baccalauréat généraliste. Près de la moitié d’entre eux poursuivent leurs études à l’issue du DUT GLT.

    Parmi ces bacheliers, ce sont les titulaires d’un baccalauréat scientifique qui enregistrent la proportion la plus importante. Près de 56 % d’entre eux ont poursuivi leurs études entre 1989 et 1998, contre 47 % pour les titulaires d’un baccalauréat économique et 39 % pour les titulaires d’un baccalauréat littéraire. Enfin, on notera qu’un tiers des bacheliers technologiques et 15 % des bacheliers professionnels poursuivent leurs études.

    Si les femmes poursuivent un peu moins leurs études à l’issue du DUT, le statut initial de lycéen ou d’étudiant ne laisse pas apparaître de différence significative.

    En revanche, la nature de la formation n’est pas sans effet sur la décision à l’issue du DUT. La très grande majorité des diplômés ont obtenu leur DUT en formation initiale classique. Si les candidats au titre de la formation par année spéciale sont très peu nombreux, les deux autres catégories considérées présentent des effectifs plus fournis (154 en formation continue et 84 en formation par alternance). Les réserves quant à la faiblesse des effectifs de ces sous-populations étant formulées, on notera que les titulaires d’un DUT GLT par année spéciale ou par alternance sont a priori plus enclins à s’insérer rapidement.

    12 % des diplômés retardant leur entrée dans la vie active poursuivent leurs études à l’étranger. Les îles britanniques concentrent la grande majorité des destinations ; le Bachelor of Science étant le diplôme le plus prisé.

    Les poursuites d’études qui se déroulent dans l’hexagone se répartissent à peu près équitablement entre le public et le privé (53 % contre 47 %).

    Dans les deux cas, on constate une diversité très importante de ces poursuites d’études comme l’indique le schéma ci-contre, et en particulier le dernier niveau d’observation. Les diplômés privilégient aussi bien des formations proposées par les IUT, les IUP, les facultés, que celles proposées par les écoles de commerce, les chambres consulaires ou les écoles spécialisées en transport et logistique.


    Des orientations professionnelles influencées

    par le niveau du diplôme
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    16 % des diplômés ayant repoussé leur insertion professionnelle se sont engagés dans une formation préparant un diplôme d’un niveau équivalent, voire inférieur à celui du DUT. 42 % des poursuites d'études qui suivent la sortie de l'IUT correspondent à un diplôme de niveau Bac+3. Cette catégorie regroupe des situations très différentes (DU, formation privée en transport et logistique, etc.). 40 % des diplômés privilégiant une poursuite d'études à la sortie d'un IUT s'inscrivent dans une formation débouchant sur un diplôme de niveau Bac+4. Enfin, quelques diplômés s'inscrivent dans une école d'ingénieur, ou une école de commerce dont le diplôme est de niveau bac+5. Les échecs les plus nombreux concernent les poursuites d’études débouchant sur un diplôme inférieur à bac+3 (71 % de réussite).

    Pour déterminer le niveau de diplôme final obtenu par les diplômés, il est nécessaire de se restreindre aux six premières années de la période d’étude.

    Près des deux tiers des diplômés terminent avec un diplôme homologué à bac+2. Cette catégorie regroupe des situations diverses. La majorité de ces diplômés se sont insérés dès la fin du DUT. D’autres diplômés ont recherché une double compétence par l’obtention d’un nouveau DUT ou d’une autre formation. Enfin certains diplômés ayant choisi de retarder leur insertion professionnelle ont connu un échec à l’issue de leur poursuite d’études. 16 % sont finalement titulaires d’un diplôme homologué bac+3, 15 % d’un diplôme homologué à bac+4 et en enfin 6 % d’un diplôme homologué à bac+5.

    Si l’on compare la durée de recherche du premier emploi en fonction du niveau de diplôme obtenu, on constate une accession à l’emploi plus rapide pour les "plus diplômés". La durée moyenne de recherche du premier emploi pour les titulaires d’un diplôme de niveau bac+3 à bac+5 est inférieure à deux mois. En ce qui concerne les titulaires d’un diplôme de niveau III, qu’ils aient privilégié une insertion immédiate à la sortie du DUT, ou qu’ils aient poursuivi leurs études (avec ou sans succès), leur durée de recherche est supérieure à deux mois et demi. L'écart entre ces différents groupes reste toutefois mesuré. Comme l’indique le diagramme ci-contre, il est en moyenne inférieur à un mois.

    Plus le niveau de diplôme est élevé, moins les diplômés ont de probabilité de travailler dans une entreprise de transport. Ce sont surtout les entreprises industrielles qui bénéficient de la redistribution. 40 % des titulaires d’un diplôme de niveau bac+5 trouvent leur premier emploi dans l’industrie. Les "plus diplômés" se retrouvent également plus nombreux dans les entreprises de prestations logistiques ou les entreprises commerciales. On retrouve cette hiérarchie à travers l’activité principale déclarée par la personne enquêtée.

    Plus le niveau de diplôme est élevé et moins on a de chance de déclarer une activité d’exploitation ou de production. A l’opposé, on constate qu’un tiers des titulaires d’un diplôme de niveau bac+5 ont une activité d’études ou de développement.


    Un avantage relatif des poursuites d'études

    qui reste à démontrer
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    Comme l’indique le diagramme ci-contre, la proportion de CDI est plus importante pour les diplômés GLT titulaires d’un autre diplôme d’un niveau supérieur à bac+2. 40 % des contrats liés au premier emploi des diplômés d’un niveau bac+2 sont des CDI contre 50 à 60 % pour les diplômés d’un niveau supérieur. Il s'agit bien évidemment d'une analyse qui ne distingue pas les diplômés selon leur année de sortie de l'IUT.

    La comparaison des statuts à l’embauche laisse apparaître également une certaine graduation. Plus le diplôme est élevé, plus on accède facilement à des statuts de cadre au d’agent de maîtrise à l’occasion d’une première embauche. Lorsque le niveau de diplôme est plus faible, en revanche, la probabilité de commencer par un statut d’employé ou de technicien est forte.

    On retrouve cette hiérarchie s'agissant des salaires offerts lors du premier emploi. Cependant les écarts ne sont pas aussi importants qu'aurait pu le laisser imaginer les représentations précédentes. Entre un diplômé ayant atteint un niveau bac+2 et un diplômé titulaire d’un diplôme de niveau bac+4, l’écart sur le premier salaire net se situe entre 1000 et 1500 F.

    Le vrai saut correspond aux diplômés ayant atteint le niveau de bac+5.

    C’est moins la valeur moyenne constatée qui nous intéresse, les effectifs concernés étant faibles, que l’importance de l’écart avec les classes précédentes. Il serait utile de vérifier si la progression des salaires par la suite est plus rapide pour les titulaires d’un diplôme à bac+2 par rapport aux autres.

    Le diagramme compare la distribution des statuts pour les diplômés GLT ayant poursuivi leurs études et atteint un diplôme de niveau bac+3 ou bac+4, avec la distribution des statuts pour les diplômés ayant décidé de s’insérer immédiatement. Pour ces derniers seuls sont pris en compte ceux qui n’ont pas changé d’entreprise par la suite, qui travaillaient à plein temps et qui exerçaient un métier directement en rapport avec leur diplôme. Nous les avons distingués en fonction de la durée écoulée depuis leur sortie de l’IUT. On constate à quel point la situation des diplômés travaillant depuis deux ans est semblable à celle des titulaires d’un diplôme de niveau bac+3. On retrouve également une certaine proximité entre les diplômés sortis depuis plus de deux ans et ceux disposant d’un diplôme de niveau bac+4.

    De la même manière, on peut comparer les premiers salaires proposés aux diplômés sortant avec un diplôme homologué à bac+2, bac+3 et bac+4, puis mettre en perspective ces résultats avec les salaires des diplômés restés dans la même entreprise après un temps plus ou moins long d’activité. Ces résultats n’offrent qu’un éclairage imparfait.

    Afin de pouvoir mesurer s’il existe un véritable avantage relatif pour les diplômés ayant différé leur insertion professionnelle, il serait nécessaire de comparer les diplômés au moins cinq ans après leur sortie de l’IUT et surtout de mener des analyses longitudinales sur ces diplômés ce que ne permettait pas cette enquête. Ce sont pourtant les moyens les plus efficaces pour vérifier s’il existe un avantage relatif à poursuivre ses études.