Commission Pédagogique Nationale GLT

Septembre 2004

  

 

Enquête sur le devenir des titulaires de DUT

Spécialité Gestion Logistique et Transport

 

Les diplômés GLT 2001

  

Michel LE NIR – IUT Lumière Lyon 2
ADIUT – Commission Alternance et Insertion Professionnelle

 

1. Bilan des retours

21 départements de la spécialité Gestion Logistique et Transport (GLT) ont diplômé des étudiants au cours de l’année 2001 et 1410 étudiants ont obtenu leur DUT. Le nombre de questionnaires retournés s’élève à 772.

 

Un seul département n’a pas été en mesure de fournir les données attendues. Le taux de retour national pour la spécialité est légèrement inférieur à 55 % (54,8 %). Il est de 56,4 % pour les 20 départements qui ont participé à l’enquête.

La qualité des retours est néanmoins très variable d’un département à l’autre, fluctuant entre 89 % et
24 %. La qualité des retours ne s’explique pas uniquement en raison de la taille des populations à enquêter.

 

Si le graphique ci-dessus indique une tendance générale, plus le nombre de diplômés est important, moins le taux de retour est bon, on en constate pas moins des écarts significatifs. Les deux départements comptant le plus de diplômés enregistrent un taux de retour supérieur à 70 %. A l’inverse certains départements enregistrent des résultats relativement faibles en dépit d’un nombre de diplômés plus restreint.

 

2. Représentativité de la base de données

 

La Direction de l’Evaluation et de la Prospective (DEP) nous a fourni des informations sur l’ensemble des diplômés de l’année 2001.

Deux variables étaient disponibles pour effectuer des comparaisons entre le profil des diplômés ayant répondu à l’enquête et le profil des diplômés GLT présents dans la base de la DEP : le sexe et le type de baccalauréat.

 

En ce qui concerne le sexe, les informations recueillies auprès des diplômés GLT conduisent à une parité comme indiqué ci-dessus.

Si l’on compare ce résultat avec les informations disponibles auprès de la DEP, on constate une sur-représentation des diplômées : 56 % contre 44 %.

Cette sur-représentation peut éventuellement entraîner un biais sur certaines questions.

 

Les bacheliers généralistes qui ont répondu à l’enquête sont les plus nombreux (72 %). Un répondant sur quatre est titulaire d’un baccalauréat technologique.

La proportion de bacheliers professionnels est en revanche beaucoup plus limitée. Elle représente à peine 3 % des répondants.

 

La comparaison entre les données recueillies à l’occasion de l’enquête et les informations fournies par la DEP permet de constater une bonne représentativité de la base dont nous disposons.

Le diagramme ci-contre révèle très peu d’écarts et ce pour les quatre sous-populations identifiées.

 

Lorsque l’on descend à un niveau d’identification plus fin des baccalauréats, on constate la forte proportion de bacheliers ES, un répondant sur deux.

Parmi les baccalauréats généralistes, ce sont ensuite les baccalauréats scientifiques les plus nombreux
(17 %) contre 5 % pour les baccalauréats littéraires. Enfin, les baccalauréats technologiques sont principalement des bacs STT.

 

La comparaison entre les deux bases est plutôt satisfaisante. On constate juste une très légère sur-représentation des bacheliers ES.

Cette sur-représentation se fait au détriment des bacheliers littéraires.

Globalement la population qui a répondu à l’enquête est représentative, en terme de baccalauréat, des diplômés sortis en 2001.

 

3. Le profil des diplômés de la spécialité GLT

 

Outre les informations relatives au sexe et au baccalauréat, l’enquête permettait de disposer d’informations sur le statut initial du diplômé GLT.

Comme l’indique le graphique ci-contre, plus des deux-tiers des répondants étaient lycéens avant leur entrée à l’IUT. Un répondant sur quatre était étudiant. Les demandeurs d’emploi et les salariés ne représentaient que 3 % des répondants chacun.

 

Le questionnaire s’intéressait à la CSP des parents lors de l’obtention du DUT. En ce qui concerne la profession du père, sept catégories de CSP se tiennent entre 10 % et 22 %. Ce sont les "cadres supérieurs" les plus représentés.

En ce qui concerne la CSP de la mère, la CSP "employée" est la plus représentée (35 %). Vient ensuite la catégorie "retraitée ou inactive" (plus de
25 %).

 

D’autres informations étaient disponibles concernant le cursus. La mention du baccalauréat était demandée.

Le taux de retour de cette question a été plus faible. Il reste que deux tiers des répondants déclarent avoir obtenu la mention passable contre 27 % pour la mention AB et 8 % pour la mention B. Moins de 1 % des répondants ont eu la mention TB.

 

Près de 80 % des répondants ont obtenu leur DUT GLT par le biais de la formation initiale classique.

Les 20 % restant se répartissent à peu près équitablement entre la formation par alternance
(6 %), les années spéciales (8 %) et la formation continue (7 %).

 

4. Les différents parcours post-DUT possibles

L’enquête visait à identifier, pour les répondants ayant privilégié une insertion professionnelle, on recueillait des informations sur la situation professionnelle au moment de l’enquête, pour les répondants ayant choisi de différer leur insertion professionnelle, la description des parcours possibles. Ainsi le questionnaire prévoyait la description des études en 2001-2002, puis en 2002-2003. Le terme général d’études permettait également d’identifier les répondants en situation de reprise d’études au cours de l’année 2002-2003. Enfin, l’enquête se déroulant en octobre, elle permettait de repérer les répondants en poursuite ou reprise d’études trois ans après l’obtention du DUT.

Ces différentes informations permettaient de mesurer la proportion d’étudiants en situation de travail, de poursuite d’études ou de reprise d’études à trois échéances différentes. A partir de ce premier niveau d’information, huit parcours pouvaient finalement être distingués.

Le diagramme qui suit propose une synthèse des deux lectures (en stocks ou en flux).

 

 

Une lecture rapide permet de repérer que la proportion de poursuite d’études dès l’obtention du DUT est équivalente à la proportion de répondants en situation potentielle de travail.

On repère également que la proportion de répondants en études au moment de l’enquête reste importante : plus d’un répondant sur quatre. Le tableau qui suit résume la proportion de répondants présents dans chaque parcours (E signifie poursuite d’études, R signifie reprise d’études et S signifie situation potentielle de travail).

 

Parcours

Effectifs

Fréquences

SSS

334

43,3

ESS

127

16,5

EEE

169

21,9

EES

87

11,3

ESR

8

1,0

SRR

23

3,0

SRS

14

1,8

SSR

10

1,3

Total

772

100,0

 

Ces différents parcours vont, par la suite, permettre d’isoler certains groupes de population.

 

5. L’insertion professionnelle des diplômés GLT

5.1. Les diplômés en situation potentielle de travail

 

Les répondants en situation potentielle de travail au moment de l’enquête représentent un peu moins des trois-quart de ceux qui ont répondu à l’enquête.

Parmi ces répondants, 85% occupent réellement un emploi. 15% sont déclarés inactifs ou en recherche d’emploi, soit un peu plus de 10% des répondants qui ont répondu à l’enquête.

Par la suite nous avons décidé de distinguer les répondants selon leur parcours.

 

Sur les quatre parcours possibles conduisant à une situation potentielle de travail au moment de l’enquête, un parcours enregistrait un effectif très faible (insertion immédiate, reprise d’études l’année suivante et à nouveau en situation potentielle de travail).

Pour les trois autres parcours que nous reprendrons régulièrement, on constate que la proportion d’inactifs ou de répondants en recherche d’emploi, diminue régulièrement en fonction de l’ancienneté sur le marché du travail.

5.2. Les diplômés en emploi à la date de l’enquête

 

On s’intéresse à présent aux répondants en situation réelle de travail au moment de l’enquête.

L’origine de leur emploi est très variable. Le rôle de l’établissement d’étude dans le placement des répondants reste important (28 %). 26 % des répondants profitent d’une mission d’intérim ou de l’ANPE pour trouver un emploi. 19 % ont trouvé suite à une candidature spontanée. 11 % bénéficient de relations personnelles. Enfin, internet représente
4 %.

 

Le diagramme ci-contre souligne que le rôle de l’établissement se renforce au cours de la poursuite d’études. L’importance de l’IUT reste significative, même après deux ans.

A l’inverse le rôle des candidatures spontanées, de l’ANPE et des missions d’intérim décroît avec la durée des études. Les relations personnelles jouent un rôle équivalent quel que soit le parcours, avec néanmoins une légère baisse pour les répondants ayant poursuivi leurs études pendant deux ans supplémentaires.

 

L’activité principale des entreprises dans lesquelles évoluent les répondants GLT est conforme à ce qu’on pouvait attendre. Le transport et la logistique sont des fonctions transversales.

Les répondants peuvent travailler dans des entreprises de transport, chez des prestataires logistiques, dans des entreprises commerciales ou de services et enfin dans des entreprises industrielles.

 

Pour les répondants qui poursuivent pendant deux ans leurs études, on constate que le poids des entreprises de transport diminue au profit des entreprises industrielles. Ce constat traduit l’importance de la dimension logistique.

Le poids cumulé des sociétés de services marchands ou non marchands reste quant à lui constant à mesure que la durée des études s’allonge.

 

Moins de 10 % des entreprises dans lesquelles les répondants ont été embauchés, ne sont pas rattachées à une maison mère. A l’inverse, plus d’un répondant sur deux évolue dans une entreprise dont la maison mère compte plus de 500 salariés.

La différence entre les deux distributions (site et entreprise-mère) traduit une structuration d’un secteur économique dont les petites agences sont nombreuses. Plus de 40 % des répondants sont dans des entreprises (site) dont le nombre de salariés est inférieur à 50 personnes.

 

77 % des répondants en emploi au moment de l’enquête bénéficient d’un CDI, sont travailleurs indépendants ou fonctionnaires.

16 % des répondants réalisent leurs missions dans le cadre d’un contrat à durée déterminée.

Enfin 7 % des répondants en emploi se trouvaient en intérim en novembre 2003.

 

Le poids des CDI diminue avec l’allongement des études. L’obtention d’un diplôme supplémentaire ne semble pas compenser une ancienneté professionnelle, elle n’apparaît donc pas comme d’une embauche en CDI. Alors qu’on peut noter que 85 % des répondants qui avaient privilégié une insertion immédiate et qui n’ont pas repris d’études exercent leur activité dans le cadre d’un CDI à la date de l’enquête.

Les missions d’intérim se maintiennent pour tous les parcours en dessous des 10 %.

 

En ce qui concerne la CSP, les répondants interrogés sont globalement peu représentés à de faibles comme à de forts niveaux de qualification. A peine 5 % des répondants qui ont un emploi se déclarent ouvriers (qualifiés ou non). De l’autre côté, 7 % des répondants embauchés se déclarent cadres.

Les employés sont les plus nombreux (41 %), suivis par les agents de maîtrise (30 %) et les techniciens
(17 %).

 

Avec le prolongement des études, une certaine redistribution s’opère entre les catégories.

Après une année supplémentaire d’études, ce sont les agents de maîtrise qui sont les plus représentés.

Si la proportion des postes de cadres se développe après deux années d’études supplémentaires, 25 % des répondants ayant suivi ce cursus restent encore employés au moment de l’enquête.

 

A travers les fonctions principales déclarées par les répondants, on retrouve bien une dominante caractérisées par les fonctions transport et logistique (56 %), suivie, dans une moindre proportion par un pôle gestion et administration (16 %),

La proportion de répondants qui exercent une fonction commerciale n’est pas négligeable (11 %).

Les 17 % de répondants qui restent se répartissent dans six autres catégories.

 

La fonction de secrétariat disparaît pour les répondants ayant retardé leur insertion professionnelle.

Cette évolution se fait au profit de la fonction transport et logistique pour les répondants qui ont fait une année d’études supplémentaire et à des fonctions de recherche ou de direction pour les répondants ayant poursuivi leurs études pendant deux années supplémentaires.

 

Le questionnaire demandait aux répondants de préciser leur salaire net mensuel. Les répondants indiquaient ensuite s’ils bénéficiaient d’un treizième mois ou de primes. Il était donc possible d’estimer un salaire mensuel intégrant ces compléments. On obtient ainsi un salaire net moyen de 1295 euros. En moyenne le montant des primes et du treizième mois apporte un complément de 100 euros. On observe qu’une année supplémentaire d’études ne conduit à aucune amélioration salariale immédiate.

 

Le questionnaire interrogeait les répondants en activité sur une éventuelle recherche d’emploi. Le diagramme ci-contre indique que leur proportion n’est pas négligeable. Un tiers des répondants qui travaillent, déclarent chercher un nouvel emploi. Ils sont 48% parmi les répondants déclarant exercer un emploi ne nécessitant pas de disposer du DUT. 50% des répondants en CDD et 60% des répondants en intérim souhaitent changer. Le salaire moyen de ceux qui veulent changer est inférieur de près de 90 euros à celui de l’ensemble des répondants.

 

La grande majorité des répondants (92 %) qui recherchent un nouvel emploi privilégient le domaine correspondant à leur formation.

Cependant, 44% des répondants déclarent ne pas limiter leur recherche à ce domaine.

 

Les répondants ont une préférence pour un emploi dans une zone géographique proche. 14 % limitent leur zone de recherche au département de résidence et près d’un répondant se limite à la région et à ses départements limitrophes. Un peu moins d’un répondant sur deux élargit sa recherche à la France entière et 6 % aux autres pays de la Communauté européenne.

Enfin, 13 % des répondants concernés déclarent ne s’imposer aucune limite.

 

6. Les poursuites d’études des diplômés GLT

 

Lors de l’obtention de leur DUT les répondants de la spécialité GLT se sont répartis dans les mêmes proportions entre l’insertion professionnelle immédiate et la poursuite d’études.

10 % des répondants reprendront leurs études au cours de l’année 2002-2003 ou de l’année 2003-2004.

 

Les poursuites d’études privilégiées par les répondants venant d’obtenir leur DUT présentent une forte hétérogénéité.

On notera que 13 % d’entre eux tentent une expérience à l’étranger. En ce qui concerne ceux qui restent sur le territoire national, 60 % poursuivent à l’Université contre 41 % en dehors de l’Université.

 

Les îles britanniques restent la destination la plus prisée, avec par ordre d’importance l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande.

Les trois autres destinations sont l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas.

En ce qui concerne le Royaume-Uni, les étudiants s’inscrivent en Bachelor of Science.

60 % des répondants qui ont choisi de vivre une expérience à l’étranger limitent cette expérience à une année.

 

Le diagramme ci-contre souligne la diversité des choix des répondants. Parmi les formations proposées par l’Université, les licences professionnelles apparaissent comme le diplôme le plus prisé. Viennent ensuite les IUP, puis dans les mêmes proportions les DU et les MST.

Les diplômes à vocation professionnelle proposés à l’extérieur de l’Université rencontrent également un large succès, qu’ils soient proposés par l’EST, les groupes PROMOTRANS et AFT-IFTIM ou les CCI.

 

La part de la formation par alternance progresse nettement par rapport au DUT. Si 6 % des répondants GLT ont passé leur DUT en alternance, plus d’un répondant sur quatre effectue sa formation complémentaire dans le cadre d’un contrat de qualification ou d’un contrat d’apprentissage.

La formation initiale classique et les années spéciales représentent 61 % du total.

 

La plupart des répondants qui poursuivent leurs études obtiennent le nouveau diplôme préparé (62 %) ou un passage en année supérieure (33 %).

Les échecs se répartissent entre 2 % pour les redoublements et 7 % pour les abandons.

Le diplôme obtenu au bout d’un an par les étudiants qui vont à l’étranger correspond en général à un DUETE ou un DUETI.

 

La propension à poursuivre des études est très variable selon le baccalauréat possédé. Le graphique ci-contre souligne que les titulaires d’un baccalauréat généraliste poursuivent à plus de 55 %, contre un peu moins de 40 % pour les bacheliers technologiques et un quart pour les bacheliers professionnels.

 

Si l’on observe les quatre types de bacheliers les plus présents en GLT, on constate une propension variable à poursuivre ses études.

Ils sont plus de 60 % pour les titulaires d’un baccalauréat S, plus de 50 % pour les titulaires d’un baccalauréat ES, un sur deux pour les titulaires d’un baccalauréat littéraire et enfin, un peu moins de 40 % pour les titulaires d’un baccalauréat STT.

 

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les répondants qui étaient étudiants à leur entrée à l’IUT diffèrent leur insertion dans la vie active dans les mêmes proportions que les répondants qui venaient d’obtenir le baccalauréat.

Plus de 50 % des lycéens et des étudiants décident donc de compléter leur formation.

 

Une différence assez nette est observable entre les étudiants qui ont préparé leur DUT par la voie de la formation initiale classique et les autres.

Les étudiants en formation continue poursuivent à plus de 40 %.

Les étudiants formés en alternance poursuivent à plus de 35 %, tandis que les étudiants qui avaient choisi l’année spéciale sont ceux qui retardent le moins leur entrée dans la vie active. Il reste qu’un tiers d’entre eux poursuivent leurs études après le DUT.

 

Si l’on tient compte du retard constaté au baccalauréat, on constate que les étudiants qui étaient à l’heure ou en avance au baccalauréat poursuivent à plus de 55 % contre à peine 50 % pour les étudiants qui avaient une année de retard au baccalauréat et
35 % environ pour les étudiants qui enregistraient au baccalauréat plus d’un an de retard.

 

L’analyse par CSP permet de repérer une fourchette qui fluctue selon la CSP du père entre 40 % et 60 %.

Ce sont les enfants de cadres dont la propension à poursuivre des études après le DUT est la plus importante et les enfants d’ouvriers qui enregistrent le taux le plus faible.

 

Enfin, si l’on regarde le retard au DUT, on constate qu’il n’y a plus de différence entre les répondants en avance ou à l’heure et les répondants arrivant au DUT avec un an de plus que l’âge théorique. Dans les deux cas plus de la moitié des répondants poursuivent.

En revanche, ils ne sont que 35 % à poursuivre lorsqu’ils avaient deux ans de retard au DUT et moins de 20 % au-delà.

 

Parmi les répondants en poursuite d’études en 2002-2003, un peu plus de 10 % sont en reprise d’études.

Tous les autres prolongent une poursuite d’études amorcée dès la sortie de l’IUT.

 

La diversité demeure entre les différents types de poursuites d’études privilégiés par les répondants de la spécialité GLT. Ils sont moins nombreux à tenter une expérience à l’étranger.

Beaucoup poursuivent les études amorcées dès la fin de l’IUT : IUP, MSG, MST, ainsi que certaines formations proposées par des instituts privés.

 

En ce qui concerne les résultats, ils sont encore supérieurs à la première année post-DUT. A peine
5 % des répondants échouent deux ans après leur sortie de l’IUT. Seulement 3 % abandonnent.

Un peu moins des deux tiers des répondants obtiennent leur diplôme à l’issue de l’année. Un bon tiers des répondants passe en année supérieure.

 

Parmi ces répondants, 63 % poursuivent leurs études en formation initiale classique. 27 % des répondants poursuivent en alternance.

La répartition est très proche de ce qui est constatée pour l’année 2001-2002.

 

Parmi les répondants qui ont poursuivi ou repris leurs études en 2002-2003, ils sont encore 65 % à poursuivre pour une année supplémentaire.

22 % ont trouvé un emploi à l’issue de la formation. 13 % se déclarent inactifs ou en recherche d’emploi.

 

Ce sont les DESS qui accueillent le plus de répondants. Les écoles de commerce sont également bien représentées.

Les étudiants en MST, MSG, Maîtrise et IUP terminent quant à eux leur formation.

A peine plus de 5 % poursuivent des études à l’étranger.

 

Un répondant sur cinq poursuit ses études en alternance. 12 % sont des étudiants au titre de la formation continue.

La formation initiale reste importante avec près de
70 % des étudiants déclarés en poursuite d’études au moment de l’enquête.

 

7. Les diplômés en inactivité ou en recherche d’emploi au moment de l’enquête

 

Les répondants qui recherchent un emploi privilégient la proximité. 14 % se limitent au département de résidence et 49 % à la région et aux départements limitrophes.

Un peu moins d’un répondant sur quatre recherche au niveau de l’ensemble du territoire national. 6 % des répondants évoquent la communauté européenne. Enfin 13 % prétendent n’avoir aucune limite

 

En ce qui concerne le domaine de recherche d’emplois, on trouve des proportions voisines de celles des répondants qui, bien qu’ils aient un emploi, recherchent un autre travail.

La plupart privilégient un domaine proche de leur formation, mais plus de la moitié d’entre ne restreignent pas leur recherche à ce domaine.

 

8. Perception de l’adéquation emploi formation

 

Si près de la moitié des répondants déclarent que leur emploi correspond au niveau de formation du DUT, ils sont 30 % à penser que le DUT n’était pas nécessaire pour occuper leur emploi.

16 % affirment que leur emploi correspond à leur diplôme le plus élevé, tandis que 8 % ont le sentiment qu’une formation supplémentaire aurait été utile.

 

En ce qui concerne les répondants qui se sont immédiatement insérés et n’ont pas repris leurs études, ils sont plus d’un tiers à penser que leur emploi aurait pu être occupé sans détenir le DUT. Ils sont encore 20 % à l’estimer après une ou deux années d’études supplémentaires.

Si la moitié des répondants qui n’ont pas poursuivi leurs études occupent bien un poste correspondant à la formation GLT, ils sont encore 40 % à avoir ce sentiment après avoir fait une année d’études supplémentaire.

 

Un répondant sur cinq a le sentiment, après deux années d’études complémentaires, d’occuper un poste correspondant au niveau de formation du DUT GLT, ce qui exprime la perception d’une déqualification.

Enfin, si un tiers des répondants GLT qui ont différé d’un an leur entrée sur le marché du travail déclarent occuper un emploi correspondant à leur niveau de diplôme le plus élevé, 55 % des répondants qui ont poursuivi deux ans après le DUT partagent ce sentiment.